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Les communiqués de presse

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CRISE DU THON ? OU MEPRISE ?

Par / 1er septembre 2006

Synthèse d’une conversation téléphonique entre Robert BRET et François LIBERTI, Député de l’Hérault

Suite au coup médiatique orchestré par Greenpeace, qui n’escomptait de sa venue à Marseille qu’un clash avec les professionnels de la pêche - en cela leur passage fut une réussite - l’opportunité de s’interroger sur le bien fondé d’une l’éventuelle menace de la survie du thon rouge en Méditerranée s’impose.

A la question de l’éventuelle menace de la survie thon rouge en Méditerranée, il s’avère qu’il est quasiment impossible d’évoquer sérieusement cette problématique puisque il n’existe pas un état réel de la ressource en Méditerranée. Les données actuelles sont fantaisistes et par conséquent peu fiables.

D’où comme première nécessité, que l’IFREMER engage rapidement un vrai travail de collecte et d’analyse des données pour établir un état des lieux qualitatif et quantitatif du thon en Méditerranée. C’est seulement à partir de données chiffrées sérieuses qu’il sera possible d’envisager des prospectives.

Certes, un premier constat est possible, le fait est que les flottilles se déplacent bien plus qu’avant et que la pêche côtière est bien moins intense qu’avant. On comptabilise 42% de flotte en moins depuis 1994.
D’autre part, le thon rouge est une espèce particulière puisqu’elle n’existe qu’en Méditerranée. En cela cette pratique se veut culturelle, régionale et sa spécificité se doit d’être préservée.

Pour autant, et malgré l’absence de toute étude fiable, une réglementation des thoniers existe. En effet la Commission Internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) définit les quotas à respecter. A ce propos, en novembre prochain, à Dubrovnik (Croatie), aura lieu la prochaine CICTA.
A l’évidence, ces quotas sont approximatifs puisque personne ne dispose des données exactes des ressources en la matière.
A fortiori, ces quotas sont systématiquement revus à la baisse.

Consécutivement, de sérieux problèmes sont induits par cette réglementation :
23 pays en méditerranée sont habilités à pêcher le thon rouge, dont la Turquie alors que sa côte méditerranéenne est infime. Pourtant la flotte turque compte 130 thoniers quand celle de la France s’élève à 30.
Ou encore, certains pays comme la Libye, l’Algérie, le Liban se voient attribuer des quotas alors qu’ils ne pratiquent pas la pêche au thon rouge. Vraisemblablement, ces dispositions sont vecteurs de marchandages ou autres accords, ce qui n’est pas sérieux.
De la même manière, des pays comme la Corée et le Japon pratiquent la pêche au thon rouge en Méditerranée alors qu’ils ne sont pas méditerranéens et ne bénéficient d’aucun quota.

Au vu de ces éléments quelque peu déconcertants, les thoniers méditerranéens ne sauraient se satisfaire d’une réglementation fantaisiste et sont dans l’attente d’être entendus par le Gouvernement. En effet, et contrairement aux sous-entendus évoqués lors du récent conflit, les professionnels français de la pêche au thon rouge sont foncièrement favorables à une réglementation internationale en direction des seuls pays habilités à la pratique de cette pêche.
Précisions que les prises dans les eaux internationales ne sont pas comptabilisées.

Mieux, ils sont demandeurs depuis plusieurs années d’un débat constructif avec les instances décisionnaires - Direction Nationale des pêches et Gouvernement - qui porterait sur le contrôle et la gestion des stocks, les modalités de pêche pour un développement durable de la pêche au thon rouge visant à assurer la survie de l’espèce et celle de la profession.

Pour preuve : - ils ont déjà supprimé la technique de la thonaille, assimilée à tort comme filet dérivant alors que c’est un filet droit, pointée par les écologistes qui l’estiment vecteur de la mort de dauphins. Preuve qu’ils sont prêts à respecter une législation
- ils pratiquent cette pêche d’avril à juillet, arrêtent volontairement du 15 juillet au 15 août pour respecter la reproduction, et ne reprennent fin août que s’ils n’ont pas atteint leur quota. Preuve qu’ils sont respectueux de l’éco système.

Dès lors, comment admettre que seuls les pêcheurs français, alors que cette forme de pêche très contrôlée en France et fortement respectée par les professionnels français, soient toujours fustigés, décriés et considérés comme uniques responsables de l’état de la ressource ?

Le fait est qu’ils sont toujours dans l’attente de prises de positions du Gouvernement qui ne s’est jamais exprimé sur cette spécificité méditerranéenne.
En cela, ils refusent tout débat avec Greenpeace, nébuleuse écologiste, plus ou moins en accointance avec le lobby américain de pêche au thon touristique et de loisir. (d’ailleurs les Etats-Unis ne pratique plus la pêche au thon rouge professionnelle mais seulement au niveau touristique ce qui représente néanmoins une pêche importante). Or, Greenpeace ne se positionne aucunement sur cette problématique !

Ils refusent d’autant ce débat, que Greenpeace, qui n’a aucun pouvoir décisionnaire, est venu à Marseille non pas pour établir un contact mais pour provoquer un clash médiatique. Leur arrivée n’est que le prolongement d’actions fortes menées tout au long des mois de juin et juillet contre les thoniers sétois au large de Chypre.
Si Marseille a été préféré à Sète, c’est justement parce que Greenpeace savait que la réaction serait violente et donc efficace médiatiquement parlant.

Pour finir, n’oublions pas que les pêcheurs français sont dans le collimateur de l’Union européenne, dont l’objectif à terme serait la disparition de cette profession. En cela, l’action de Greenpeace de provoquer les pêcheurs pour mieux les discréditer, ne doit pas être sans déplaire à l’UE.

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