[(IMG/arton13184.jpg|non) De Parcoursup à l'augmentation des droits d'inscription, la réforme libérale de l'université en marche - Enseignement supérieur - Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste

Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste

Les communiqués de presse

Retrouvez ici l’ensemble des communiqués de presse publiés par les élus du groupe CRC.

Lire la suite

De Parcoursup à l’augmentation des droits d’inscription, la réforme libérale de l’université en marche 

Enseignement supérieur -

Par / 10 décembre 2018

À l’occasion de la discussion de la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, la droite sénatoriale avait voté un article autorisant les établissements d’enseignement supérieur à « décider d’un tarif spécifique de droits d’inscription pour les étudiants étrangers, hors Union européenne ».

Alors en séance publique, le 8 février dernier, la ministre Mme F. Vidal, avait donné un avis défavorable à cette proposition. De surcroît, lors de la commission mixte paritaire du 13 février 2018, M. Gabriel Attal, alors député et aujourd’hui secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, s’y était lui aussi opposé en considérant que : « les étudiants étrangers deviennent ensuite des ambassadeurs de la France dans leur pays et transmettent des valeurs ».

À rebours et sans aucune concertation, le Premier ministre vient d’annoncer, en présence de la même Mme F. Vidal, que les frais d’inscription des étudiant·e·s non communautaires seraient fortement augmentés. Ainsi, pour la licence, leur montant serait multiplié par seize, en passant de 170 € à 2770 €. Drôle de message : « Bienvenue en France » !

Cette décision intervient alors que la France a cédé à l’Australie sa troisième place des pays accueillant le plus grand nombre d’étudiant·e·s, qu’elle sera dépassée, sans doute l’année prochaine, par la Russie et l’Allemagne et que d’autres nations ont mis en œuvre des dispositifs financiers généreux pour les accueillir. Comment croire que la hausse des droits d’inscription puisse être, comme prétendu par le gouvernement, une solution pour les retenir ?

Ce raisonnement emprunté au « marketing de la rareté » est non seulement une absurdité économique démontrée par les échecs des politiques similaires tentées ailleurs, mais aussi une insulte à la tradition universitaire française ouverte sur le monde, à l’instar des collèges parisiens fondés au moyen-âge pour accueillir les étudiants pauvres et étrangers.

La finalité du projet du gouvernement est tout autre. Refusant de donner aux universités les moyens budgétaires dont elles ont besoin pour satisfaire l’accueil d’un plus grand nombre d’étudiant·e·s, le Gouvernement leur impose de trouver des ressources propres, notamment par l’augmentation des droits d’inscription. C’est ce que lui demandait la majorité sénatoriale, au début de l’année, en estimant que 1 000 € pour tout le monde seraient une « première étape raisonnable ». Le Gouvernement tente de rassurer en affirmant que ce n’est pas son projet.

Mais peut-on leur faire confiance alors qu’il avait aussi repoussé en février la proposition d’une augmentation des droits pour les étudiant-e-s non communautaires ? Après Parcoursup, cette mesure montre au contraire sa volonté de poursuivre son programme de réforme libérale de l’enseignement supérieur. Les prochaines étapes sont connues : hausse des droits d’inscription pour tous, fin des diplômes nationaux, du statut des enseignants-chercheurs, etc.

Au Sénat, le groupe CRCE continuera de défendre l’universalité de l’accueil dans l’enseignement supérieur. Contre la doxa libérale, nous pensons que c’est la gratuité qui donnera de la valeur au service public du savoir, de la connaissance et de l’enseignement supérieur.

Les derniers communiqués

Les communiqués de presse Fermons ces lieux de privation de liberté

Visite du CRA de Vincennes avec Pascal Savoldelli - Par / 21 janvier 2019

Les communiqués de presse Exigeons son maintien !

Manifestation en faveur de la maternité de Guingamp - Par / 1er décembre 2018

Les communiqués de presse Un nouvel acte de mépris à l’égard des personnes en situation de handicap

Rejet de notre proposition de loi visant à mieux indemniser les allocataires de l’AAH - Par / 26 octobre 2018

Administration