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Un déni de démocratie

Destitution de Dilma Roussef -

Par / 1er septembre 2016

Hier après-midi, le Sénat brésilien a destitué Dilma Roussef, actuelle présidente du Brésil, en conclusion d’un long processus d’impeachment débuté il y a plusieurs mois. En confisquant son mandat à la présidente sortante, une majorité de sénateur a délibérément foulé au pied le suffrage universel.

Pourtant, démonstration a été faite à maintes reprises, par des personnalités venant d’horizons différents, que cette procédure de destitution ne repose sur aucune base juridique. Ainsi, avec des juristes, des avocat-e-s des droits de l’homme et des universitaires, j’ai eu l’honneur de participer en juillet dernier, en tant que jurée, au « Tribunal International pour la démocratie au Brésil ». Nous avons mené un véritable procès avec une accusation et une défense et le verdict a clairement établi que la procédure constitutionnelle d’impeachment était infondée. En effet, les accusations de crime de responsabilités ont été lavées par une commission d’enquête indépendante. Quant à celles de corruption, Dilma Roussef n’est citée dans aucune affaire contrairement à ses détracteurs qu’ils soient au Parlement ou au gouvernement.

Tout comme au Paraguay et au Honduras, il y a quelques années, ce processus légal n’est que le masque d’un coup état en bonne et due forme. La droite brésilienne, ayant échoué dans les urnes, use de tous les outils à sa disposition pour s’accaparer le pouvoir.

C’est un véritable putsch qui a lieu actuellement au Brésil dans une indifférence internationale quasi générale. Quant au gouvernement français, que j’ai personnellement interpelé, il s’abrite derrière le principe de « non- ingérence ».
Je dénonce avec force ce coup d’état institutionnel qui piétine la volonté de 54 millions de Brésiliennes et de Brésiliens qui ont voté en 2014 en faveur de Dilma Rousseff, dont les choix politiques ont notamment permis de sortir 40 millions de personnes de la pauvreté.

J’invite les gouvernements démocratiquement élus à condamner cette grave atteinte à la démocratie et à ne pas reconnaître Michel Temer comme président du Brésil.

J’appelle toutes et tous les démocrates à apporter leur soutien à Dilma Rousseff, au camp progressiste et au peuple brésilien.

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