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Le crime commis doit être reconnu et les responsabilités établies

17 octobre 1961 -

Par / 20 octobre 2011
Le crime commis doit être reconnu et les responsabilités établies
Le crime commis doit être reconnu et les responsabilités établies

Le 19 octobre 1961, ici même le sénateur de la Seine, Jacques Duclos, interrogeait Roger Frey, Ministre de l’Intérieur, sur la journée tragique du 17 octobre. Ce mardi 17 octobre, des milliers d’Algériens, ouvriers des usines de la région parisienne, sont partis - beaucoup du bidonville de Nanterre – pour manifester à Paris sur les Grands Boulevards, contre le couvre-feu discriminatoire décrété à l’égard des Français musulmans à Paris par le préfet Papon.

Cette manifestation pacifique a été réprimée avec une violence inouïe. Des morts sur les trottoirs, des corps dans la Seine, des disparus, des enterrés anonymes au cimetière de Thiais.

« Bilan officiel : 11 500 arrestations, 2 morts, 8 blessés par balle. La police a fait son travail ».

Pourtant, les témoignages, nombreux, font estimer le nombre de victimes à plus de 200.

Témoignages de policiers, de journalistes, de photographes présents le 17 octobre.

La vérité a fait son chemin. Nous la devons à Jacques Panijel, Patrick Rotman et Alain Tasma, Didier Daeninckx, Jean-Luc Einaudi, Yasmina Adi.

Pourtant, le travail de mémoire a été entravé. Deux conservateurs des archives de Paris ont été sanctionnés pour avoir témoigné au procès en diffamation intenté par Papon contre Jean-Luc Einaudi en 1999. Pourtant, Papon a perdu ce procès, premier pas de la reconnaissance de la réalité du crime du 17 octobre.

Lundi dernier, des milliers de personnes, témoins vivants du 17 octobre, enfants, petits-enfants, jeunes d’aujourd’hui, ont défilé sur les mêmes Grands Boulevards de Paris, jusqu’à la plaque apposée par le Maire de Paris, Pont Saint-Michel, pour demander enfin, la reconnaissance officielle des massacres du 17 octobre 1961 et les jours suivants.

M. le Premier Ministre, cinquante après, les hautes autorités de notre pays doivent une parole de vérité au peuple français et algérien.

Le crime commis doit être reconnu et les responsabilités établies.

Les archives de l’Etat doivent être soumises aux règles communes et ouvertes afin de permettre l’établissement des faits et la recherche encouragée dans le cadre franco-algérien.

Les familles ont droit enfin à la vérité.

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