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Les questions d’actualité

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Quand nombre de ministres sont pris la main dans le pot de confiture pour leur proximité avec la haute finance, comment être crédible ?

L’impossible moralisation du capitalisme -

Par / 1er juillet 2010
Quand nombre de ministres sont pris la main dans le pot de confiture pour leur proximité avec la haute finance, comment être crédible ?
Quand nombre de ministres sont pris la main dans le pot de confiture pour leur proximité avec la haute finance, comment être crédible ?

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mes chers collègues,

Ma question s’adresse au premier ministre.
Dans le climat politique délétère que connaît actuellement notre pays, le sommet du G20 de Toronto est passé presque inaperçu.
Pourtant, après celui de Londres, il devait enfin y être pris de véritables décisions concernant la régulation du capitalisme qui traverse aujourd’hui sa pire crise.

On devait, par exemple, décider la taxation des transactions financières, la taxation des banques qui ont dû leur salut à l’injection massive de capitaux publics sans aucune contrepartie, particulièrement en France, ou encore évoquer une nouvelle gouvernance économique mondiale.

Mais comme d’habitude, à part la mise en garde du Président Obama à l’Union Européenne contre les mesures d’austérité qui vont paralyser la croissance, tout cela n’aura été que vœux pieux et pures déclarations d’intentions. Moralisation et régulation du capitalisme ne voient toujours pas le début d’une mise en œuvre.

Et qu’on ne nous parle pas de la toute petite taxe sur les activités bancaires que pourraient mettre en place la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne ! Madame Lagarde a elle-même annoncé au Wall Street Journal que le produit de cette taxe représenterait quelques centaines de millions d’euros. Soit le coût d’organisation de la réunion du G8 et du G20 à Toronto.

Alors on nous promet maintenant de faire mieux lors du prochain sommet de Séoul, sous présidence française cette fois-ci.

Mais comment la Présidence française pourra-t-elle mieux garantir que le G20 s’attaquera enfin aux injustices les plus flagrantes du système capitaliste : les paradis fiscaux, l’évasion fiscale, les spéculations financières, tout ce qui ruine les États et exige des populations des sacrifices énormes pour le plus grand profit des fortunés de ce monde ?

Car, pour prétendre vouloir moraliser la capitalisme, ne faut-il pas faire la démonstration de l’indépendance de ces principaux dirigeants vis à vis des grandes puissance financières ? Quand, aujourd’hui nombre de ministres du gouvernement de la France sont pris la main dans le pot de confiture ou quand leurs liens intimes avec la finance sont mis au grand jour, quelle crédibilité la France peut-elle avoir vis à vis de ces partenaires ? Quelle image donne-t-elle aux pays les plus pauvres de la planète ?

Monsieur le Premier ministre, et telle sera ma question, pour pouvoir moraliser le capitalisme ne faut-il pas exiger notamment des membres de son gouvernement l’absence de lien avec les intérêts les plus égoïstes et partisans, l’absence de tout conflit d’intérêt ? Et, si oui, allez-vous prendre des mesures en ce sens avant que la France accède à la présidence du G20 ?

M. François Baroin, ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État . - Je ne répondrai que sur le G20. Il a été décidé à Toronto de réfléchir à l’instauration d’une taxe sur le secteur financier.

M. Paul Raoult. - La réflexion risque d’être longue !

M. François Baroin, ministre. - France, Royaume-Uni et Allemagne, cela ne fait pas un mince ensemble.

Une autre avancée concerne la recherche d’une taxation sur les transactions financières pour financer la lutte pour la protection de l’environnement et contre le changement climatique.

Troisième avancée : la mise en oeuvre opérationnelle de la gouvernance économique mondiale.

Enfin, avancée sur le système monétaire international pour rééquilibrer l’activité économique et créer des emplois. Ce sommet aura donc été utile pour préparer les sommets de Séoul et de Paris.

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