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55% de la production est détenu par un seul groupe agroalimentaire

Mainmise des multinationales sur les fromages AOP -

Par / 30 mars 2017

Question n° 25619 adressée à M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement
À publier le : 30/03/2017

M. Michel Le Scouarnec attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’emprise des multinationales sur la production des fromages d’appellation.

En effet, par le jeu des rachats d’entreprises, de grands groupes agroalimentaires domineraient le marché des fromages avec une appellation d’origine. C’est le cas par exemple, avec Lactalis qui détiendrait 55 % de la production de l’appellation d’origine protégée (AOP) Camembert, 90 % du Livarot et 75 % du Neuf-Châtel et du Pont-l’Evêque, ou Savencia contrôlant 80 % de l’Epoisses. Les premières victimes de cette mainmise sont les fromageries familiales dont le savoir-faire et l’expérience sont affaiblis face à la volonté des grands groupes de contrôler la filière laitière plutôt que de produire du lait de qualité.

Les professionnels du secteur s’inquiètent légitimement d’un éventuel impact négatif de cette concentration du secteur aux mains des multinationales, sur la qualité des fromages AOP. En recourant systématiquement à la pasteurisation (autorisée dans la majorité des cahiers des charges AOP), les multinationales tirent vers le bas la qualité de ces fromages. Pourtant, à sa genèse, le label AOP assurait un rôle de protection des savoir-faire fromagers. Ce système a permis à des filières entières de se développer, mais dans le contexte actuel, n’assure plus son rôle de protection.

Par ailleurs, l’Autorité de la concurrence ne semblerait pas jouer son rôle de conciliation et de régulation, puisqu’elle ne s’est pas opposée au contrôle de certaines AOP fromagères par des grands groupes. Idem pour l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) dont l’activité consiste à accompagner les filières dans la rédaction des cahiers des charges de production de l’AOP ou appellation d’origine contrôlée (AOC).

C’est pourquoi, il lui demande les mesures envisagées pour, d’une, part remédier à cette situation et, d’autre part, permettre à l’INAO et à l’Autorité de la concurrence d’assumer pleinement leurs missions avec des moyens adaptés.

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