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L’heure est à un plan d’urgence

Pénurie de gynécologues médicaux -

Par / 3 mai 2018

Question écrite n° 04837

M. Pierre Laurent attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie de gynécologues médicaux.

De 2007 à 2017 il y a une diminution de 41,6 % de gynécologues médicaux en France. Aujourd’hui six départements n’ont plus de gynécologue médical et 16 n’en ont plus qu’un.

Au vu de la gravité de cette situation l’heure n’est plus aux petits pas en avant en matière de postes offerts en gynécologie médicale mais à un plan d’urgence afin que la santé des femmes et des jeunes filles soit préservée.

Il lui demande ce qu’elle compte faire en ce sens.

Réponse de Mme la ministre des solidarités et de la santé

Publiée le : 24/05/2018, page 2528

Texte de la réponse :

Le nombre de postes offerts en gynécologie médicale à l’issue des épreuves classantes nationales (ECN) de médecine a plus que doublé entre 2012 et 2016. Pour l’exercice 2017, l’arrêté du 6 juillet 2017 a fixé ce nombre à 64 au titre de l’année universitaire 2017-2018. Ce volume de postes a été déterminé en lien avec l’observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), qui a émis ses propositions du nombre d’internes à former sur la base de concertations locales menées par ses comités régionaux, afin de prendre en compte les besoins locaux tout en préservant la qualité de la formation. L’ONDPS a ainsi préconisé l’ouverture de 65 postes de gynécologie médicale à l’issue des ECN 2017.

Aussi, dans un contexte où le nombre de postes à ouvrir s’est révélé sensiblement moins important que ce qui avait été envisagé, compte-tenu d’un nombre d’étudiants présents aux épreuves inférieur à ce qui était pressenti, il a été néanmoins prévu de préserver certaines spécialités, dont la gynécologie médicale. Le nombre de postes a donc été fixé à 64, soit une diminution d’une seule unité par rapport aux propositions de l’ONDPS, afin de s’approcher au plus près des préconisations de l’observatoire et des demandes des acteurs locaux.

La ministre de la santé a saisi l’ONDPS pour procéder à la même évaluation pour la rentrée 2018 qui est en cours de réalisation en concertation avec les acteurs locaux pour satisfaire les besoins recensés au regard des capacités de formation identifiées.

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