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La parole de l’État doit être tenue

Situation de la Compagnie du Désordre -

Par / 14 décembre 2017

Question écrite n° 02556

M. Pierre Laurent attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation de la Compagnie du Désordre.

L’une des singularités est qu’elle est dirigée par un metteur en scène qui est aussi un auteur largement édité et joué. Il a par ailleurs été décoré de l’insigne de chevalier des Arts et des Lettres en juin 2016. La Compagnie du Désordre a été fondée en 1987 et est implantée depuis 2010 en région Bretagne. Elle est conventionnée par le ministère de la culture depuis 2003. Les objectifs de diffusion et de rayonnement – 90 représentations sur trois ans souhaitées par le ministère – ont été atteints par la Compagnie du Désordre. Ainsi il y a eu 170 représentations sur huit régions métropolitaines et un territoire d’outre-mer, ainsi qu’un rayonnement international avec une création en Bolivie soutenue par l’Institut français. La diffusion internationale de la Compagnie du Désordre se poursuit encore cette saison en Suisse, en Algérie et au Maroc. Ses interventions artistiques concernent les cadres et les publics les plus variés possibles : enfants, adolescents, jeunes, adultes, publics amateurs ou encore publics en insertion, nouveaux arrivants, réfugiés ou victimes de l’illettrisme, publics déscolarisés et trop souvent très éloignés de toute offre et pratique culturelle. Elle est la seule compagnie conventionnée du Cap Sizun, territoire rural et maritime, et son action correspond à la volonté du ministère de « soutenir des démarches artistiques pour atteindre les territoires trop souvent oubliés par l’offre culturelle, et d’accompagner l’irrigation de tous les territoires même reculés par les artistes ».

L’État à travers la direction générale de la création artistique (DGCA) avait pris l’engagement envers l’artiste de reconventionner la Compagnie du Désordre pendant trois ans.

Or, elle a été déconventionnée récemment par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Bretagne, après une simple prolongation d’un an suite à l’avis d’un comité d’experts consultatif.

Cette décision a suscité l’indignation, non seulement chez les principaux intéressés, mais aussi chez nombre d’acteurs culturels et politiques qui demandent le reconventionnement de la Compagnie du Désordre ou le financement – sur la même base budgétaire – du projet triennal d’éducation artistique et culturelle qui lui a été demandé.

Il lui demande quelles réponses elle compte apporter à ces requêtes.

Réponse de Mme la ministre de la culture

Publiée le : 31/05/2018, page 2669

Texte de la réponse :

Attentive aux équipes artistiques, à leur ancrage territorial, leur rayonnement national et international, leurs capacités de recherche, d’innovation et de création, la ministre de la culture a bien pris connaissance du questionnement concernant l’avenir de la Compagnie du Désordre. Cette compagnie, qui œuvre dans le domaine du théâtre de textes et, pour certains de ses spectacles, dans celui du jeune public, est conventionnée par le ministère de la culture depuis 2003. Elle a sollicité le renouvellement de son conventionnement auprès de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Bretagne et celui-ci a été examiné conformément à la procédure prévue dans le décret n° 2015-641 du 8 juin 2015 relatif à l’attribution des aides déconcentrées au spectacle vivant.

Au vu des réserves émises sur le bilan de cette compagnie, la DRAC de Bretagne a proposé au Préfet de région de ne pas renouveler cette convention sur trois ans, mais de la prolonger d’une année. La DRAC de Bretagne peut être contactée pour de plus amples détails sur cette décision.

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