Les parlementaires du groupe CRCE-K déplorent que les 203 000 places d’hébergement soient toujours très insuffisantes pour répondre aux besoins vitaux de plus de 350 000 personnes sans domicile.
Cette insuffisance, cautionnée par le gouvernement et certains parlementaires qui le soutiennent encore, n’est pas conforme à la loi, et notamment au principe d’inconditionnalité d’accès et de continuité de l’accueil. Elle est aussi contraire à l’engagement pris en 2022 par le Président de la République qu’il n’y aurait plus d’enfants à la rue. Dans les faits, le nombre d’enfants à la rue a pourtant augmenté de 8% par rapport à 2024 et de 37% en seulement 3 ans.
La hausse de la pauvreté, combinée à la hausse des expulsions locatives, facilitées par la loi Kasbarian-Bergé, mènent à cette situation dramatique et inhumaine face à laquelle le groupe CRCE-K réclame chaque année d’ouvrir des places d’hébergement supplémentaires et de construire des logements sociaux. Le Sénat avait même accepté d’ouvrir la voie en mars dernier, avec l’adoption d’une résolution transpartisane, présentée par le groupe CRCE-K, appelant le gouvernement à augmenter le nombre de places d’hébergement d’urgence et à renforcer l’accompagnement pour mettre fin au sans-abrisme des enfants.
A travers la question de l’hébergement, c’est aussi celle du logement qui est posée. La semaine dernière l’Union Sociale pour l’Habitat clôturait son Congrès HLM en réclamant le retour d’un État stratège en matière de logement social et le déblocage de 700 millions d’euros dès 2026. Près de 3 millions de demandes de logement sont toujours en attente, soit 35% de plus depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir.
Une nouvelle politique de justice sociale doit permettre le respect du droit au logement. C’est d’autant plus urgent lorsque ce sont des enfants qui sont à la rue, au détriment de leur santé et de leur avenir.
Pour que la volonté de mettre fin au sans-abrisme des enfants se traduise enfin par des actes et des moyens à la hauteur, le groupe CRCE-K veillera à défendre un budget 2026 de progrès, particulièrement pour répondre à l’enjeu de l’accès au logement pour toutes et tous.