Échec de la CMP : un gouvernement battu qui piège le Parlement pour se maintenir

Convocation de la CMP sur le PLF 2026

Publié le 19 décembre 2025 à 09:54 Mise à jour le 23 décembre 2025

L’échec rapide et prévisible de la commission mixte paritaire réunie ce matin entérine celui de la prétendue « méthode Lecornu Présentée comme une sortie de crise, elle n’aura été en réalité qu’une manœuvre visant à masquer l’isolement politique du gouvernement et à tenter de sauver un exécutif et un Président de la République durablement battus dans le pays comme au Parlement.

Le gouvernement n’est pas parvenu à convaincre une majorité sénatoriale arc-boutée sur une ligne politique de rabots et de caisses vides. toujours favorable aux ultra riches.

Alors que le projet initial prévoyait déjà un effort budgétaire unilatéral, inédit par son ampleur, la droite sénatoriale a choisi d’aggraver encore cette politique d’austérité en ajoutant près de 3 milliards d’euros de coupes supplémentaires et en supprimant près de 8 milliards d’euros de recettes nouvelles.

Ce choix aggrave mécaniquement le déficit, non pour répondre aux besoins du pays, mais au bénéfice direct des grands actionnaires, tout en réduisant drastiquement la capacité d’action de l’État

Pour éviter un nouvel échec, toute nouvelle version du projet de loi de finances pour 2026 devra opérer un véritable virage à 180 degrés tant par rapport au texte initial qu’à la version issue du Sénat. Elle devra enfin répondre à l’aspiration massive de nos concitoyennes et concitoyens à davantage de justice fiscale, Or, les débats à l’Assemblée nationale comme au Sénat ont montré l’entêtement du bloc central et des droites, avec la complaisance libérale de l’extrême droite, à rejeter systématiquement toutes les alternatives : rejet de la taxe Zucman, même dans sa version la plus édulcorée, refus d’une contribution accrue des grandes entreprises, d’un encadrement des aides publiques, ou dune taxation renforcée des héritages les plus élevés.

Parallèlement, nous continuerons de nous opposer fermement à l’idée d’une « année blanche », qui constituerait une nouvelle violence sociale, totalement déconnectée des besoins du pays. L’hôpital public, l’éducation nationale, les collectivités territoriales et l’ensemble des services publics ont besoin de moyens, pas d’une mise sous cloche austéritaire destinée à rassurer les marchés financiers.

À force de s’entêter dans l’austérité, le déni démocratique et le mépris des réalités sociales, le gouvernement conduit le pays dans une impasse budgétaire et institutionnelle majeure. Nous refusons que les Français paient une nouvelle fois la facture de choix injustes faits pour préserver un pouvoir exécutif affaibli.

Les groupes GDR et CRCE-K mèneront le combat, dans l’hémicycle comme dans le pays, pour imposer un budget de justice fiscale, de solidarité et de dignité. conforme aux besoins sociaux et aux exigences démocratiques de notre République.

À force de s'entêter dans l'austérité, le déni démocratique et le mépris des réalités sociales, le gouvernement conduit le pays dans une impasse budgétaire et institutionnelle majeure.

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