Cela doit être bien rappelé : le projet de loi de finances pour 2026 n’a pas été voté par les députés. Aussi, les sénateurs du groupe CRCE-K ont déposé une motion soulevant le caractère anticonstitutionnel d’un texte illégitime sur le plan démocratique.
Les principes de continuité des services publics, mais aussi de droit à l’éducation, droit à la santé, à la protection sociale, à l’idée de « vivre dignement » sont foulés au pied par ce budget Attal-Bayrou- Barnier-Lecornu.
Le principe d’égalité devant l’impôt est également bafoué : les plus hauts revenus sont épargnés et le gouvernement a refusé toute prise en compte du travail du Sénat sur les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises.
Enfin, les sénateurs du groupe CRCE-K ne participeront pas au vote sur la question préalable déposée par la majorité sénatoriale par le biais du rapporteur général du budget, M. Husson. Il s’agit, en effet, d’une mauvaise comédie : Les Républicains, qui ont permis l’adoption du projet de loi de finances en ne censurant pas le gouvernement à l’Assemblée nationale, jouent au Sénat un rôle qui ne trompe plus personne. La majorité sénatoriale soutient de fait en sous-main ce budget et le gouvernement.
L’immense majorité de nos concitoyens ne se reconnait pas dans ce projet : seuls 8% des Français le soutiennent. Les sénatrices et sénateurs CRCE-K continueront de porter le projet de nouvelles recettes pour répondre aux urgences sociales, fiscales et environnementales.