L’amendement de la droite sénatoriale portait en lui un discours de casse du système de
retraite par répartition et un objectif de capitalisation qui soumettrait les droits des retraités au
marché capitaliste. Il est hors de question de voter un amendement de cette droite qui a passé
l’ensemble du PLFSS au karcher ultralibéral.
En cohérence avec notre opposition à la réforme des retraites de 2023, nous considérons que
le simple décalage ne constitue ni une suspension, ni l’abrogation de l’allongement à 64 ans
de l’âge de départ à la retraite, et c’est pour cela que si cet article 45 bis avait été soumis au
vote nous l’aurions rejeté comme l’a fait le groupe GDR à l’Assemblée nationale.
Le groupe CRCE-K rappelle que le vote sur le décalage a amené l’Assemblée nationale à
valider pour la première fois le principe même de la retraite à 64 ans.
La crise institutionnelle de notre pays prend une bonne part de ses racines dans la réforme
antidémocratique des retraites de 2023. Le gouvernement a la responsabilité d’abroger cette
réforme.
