Cette orientation idéologique, assumée par un exécutif minoritaire, se fait au mépris de la majorité sociale qui, partout dans le pays, appelle au renforcement des services publics, à la justice fiscale et à la solidarité.)]}}}
Depuis des mois, nous avons pris toute notre part pour construire débats et propositions utiles au monde du travail : nous avons porté la résolution sur l’abrogation de la réforme des retraites, votée à l’Assemblée nationale ; défendu l’indexation des salaires sur l’inflation au Sénat. À chaque étape, nos propositions ont été méthodiquement écartées par un gouvernement qui instrumentalise le dialogue pour mieux imposer ses choix déjà écrits.
Ainsi, le Parlement est relégué à un rôle d’enregistrement. L’exécutif contourne l’Assemblée nationale dès qu’il le peut, déporte les débats au Sénat pour étouffer les voix progressistes, et agite le 49.3 comme un ultime moyen d’imposer un budget antisocial sans majorité ni débat. Nous refusons cette dérive antidémocratique.
Derrière les 40 milliards d’euros de coupes déjà décidées se cache un véritable projet politique : démanteler l’action publique, asphyxier les collectivités, fragiliser les associations, tout en protégeant les rentes des plus riches et les profits des grandes entreprises, sans jamais toucher aux dépenses militaires décidées avec Trump et sans contrôle parlementaire. Résultat : une dette qui enfle au profit des nantis, mais payée par les classes populaires. Nous disons : assez d’une austérité qui casse l’État et épargne les puissants.
Pour notre part, nous portons une autre voie : celle d’une fiscalité juste, tournée vers l’intérêt général et les urgences sociales et écologiques. Taxe Zucman sur les grandes fortunes, rétablissement de l’ISF, lutte contre l’évasion fiscale, réforme de la fiscalité de l’héritage : tous ces leviers existent, ils doivent être actionnés pour financer les services publics, la transition écologique et la solidarité.
Nous continuerons d’être force de proposition et de mobilisation, dans l’hémicycle comme dans le pays, pour construire des budgets de progrès au service de la population, des collectivités et d’une nouvelle répartition des richesses.