Pierre Barros

Ébéniste de formation, puis architecte, Pierre Barros est élu en 2007 maire apparenté communiste de Fosses, une petite commune du Val-d’Oise. Il a notamment obtenu la création d’un centre municipal de santé et permis de repenser l’urbanisme de la ville afin que celle-ci n’empiète pas sur les terres cultivées.

Pas de quitus pour l’austérité

Une loi d’approbation des comptes ne crée pas de droits, mais donne quitus à une politique, à une méthode et à une certaine idée du pays. Nous la refusons.
D’abord, parce que ces comptes sont la négation du rôle du Parlement, donc de notre démocratie. Ensuite, parce qu’ils reposent sur un diagnostic économique toxique. Enfin, parce qu’ils consacrent un choix de société inacceptable.
On (…)

N’engageons pas le patrimoine de l’État dans une logique commerciale

Nous pouvons tous partager le même constat : l’État doit améliorer la gestion de son parc immobilier. Les espaces doivent être mieux utilisés, les conditions d’accueil des usagers améliorées et l’adaptation aux défis écologiques pleine et entière.
Mais la réponse apportée par cette proposition de loi suscite des réserves de notre part. La création d’une foncière n’est pas une évidence. (…)

Entre double imposition et double exonération : la France doit choisir la justice fiscale

La France doit éviter la double imposition mais aussi la double exonération. Entre l’impôt payé deux fois et l’impôt payé nulle part, il y a un équilibre. Ce texte nous en rapproche-t-il ?
En 2023, la balance commerciale entre la France et Chypre était excédentaire de 225 millions d’euros. Chypre n’est que le 99e partenaire commercial de la France, et la France le 12e investisseur à Chypre. (…)

Comment l’État a capitulé face aux marchés financiers

Le premier poste de dépenses de l’État, ce sont les remboursements et dégrèvements, qui atteindront 145 milliards d’euros en 2026.
L’État consacre ses ressources à compenser des impôts qu’il a décidé de ne plus percevoir, quelle révélation !
Il y aurait trop d’impôt ? Il y a surtout trop de dégrèvements.
On peut évoquer la suppression de la taxe d’habitation, qui a conduit à une TVA (…)

"Nous voterons évidemment contre !"

Depuis la dissolution de 2024, les gouvernements nous demandent de faire preuve de responsabilité. Toutes les catégories de Français doivent participer à l’effort, nous dit-on. Mais vous vous asseyez sur ces beaux principes : alors que 12 milliards d’euros de recettes supplémentaires étaient prévus, 13 milliards se sont envolés ! Elles portaient sur les entreprises, les multipropriétaires et (…)

Un PLF de va-t’en guerre

Après 38 jours de débats à l’Assemblée nationale et un rejet unanime, le PLF arrive au Sénat. Alors que nous attendions un PLF paré des ornements de l’Assemblée nationale, il nous arrive dans son état d’origine, tel qu’élaboré il y a plusieurs mois par un Premier ministre désavoué depuis. Ce PLF dépouillé va priver les Français de services publics et amputer leur budget.
Derrière ce déficit (…)

"Notre pays ne se gouverne ni par la peur, ni par l’austérité, ni par la résignation"

La fin de gestion est marquée par un dérapage non comptable mais politique. Le chef d’État-major des armées évoque « le prix du sang », une parole d’autorité sans légitimité démocratique. La politique budgétaire favorise le climat délétère actuel.
Le Gouvernement prétend que 2025 marquerait le retour à la maîtrise. Mais est-ce de la maîtrise ou le rattrapage de ses erreurs ? Un PLFR a été (…)

Une dette trop rentable pour quelques-uns...

La dette s’élève à 3 400 milliards d’euros, dont 80 % pour l’État et 20 % pour les collectivités territoriales. C’est vertigineux, mais il faut rapporter ce chiffre à notre capacité de refinancement et à notre solvabilité. Or la France se refinance sans difficulté : les titres français sont largement demandés.
La maturité de nos titres est de 8 ans et 173 jours. En 2026, nous pourrions (…)

Parlons de fiscalité internationale

Parler de fiscalité internationale, c’est comme monter un meuble Ikea : on a les notices de l’OCDE, les pièces sont bien numérotées - établissement stable, clause anti-abus, procédure amiable -, mais quand on passe au montage, l’ensemble vacille sous le poids des stratégies d’optimisation... Un meuble fiscal bien monté reste stable quand la richesse s’y installe.
La méthode BEPS (base (…)

De la micro-entreprise à la macro-précarité : il est temps d’agir

En décembre dernier, le Gouvernement glissait dans le PLF un amendement abaissant le seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros - grâce à la seconde délibération, qui a balayé tous les amendements de justice fiscale que la gauche avait fait adopter. De telles méthodes ne sauraient devenir la norme.
Le pays ne s’y est pas trompé : plus de 100 000 signatures en quelques jours, (…)

PierreBarros

sénateur du Val-d'Oise
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Canicule : sortir les inégalités de l’ombre

par Ian Brossat

La France vient de subir un deuxième épisode de canicule en l’espace d’un mois. Certains nous en prédisent un troisième pour les jours à venir.
Cet épisode a été un puissant révélateur de la crise du logement et des inégalités en matière du logement. Car non, assurément non, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne face à ces grandes chaleurs. A bien des égards, la canicule est une (…)