[(|non) Des pancartes et des gilets SNCF dans l'hémicycle - Rappel au règlement - Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste

Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste

En direct Patrimoine national, la SNCF n’est pas à vendre

Le Sénat examine à partir de ce mardi 29 mai la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement. Bien que celui-ci s’en défende, ce nouveau pacte ferroviaire prépare en fait le démantèlement et la privatisation de l’entreprise publique. Ensemble, dans la rue comme dans l’hémicycle, ne laissons pas faire !

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Des pancartes et des gilets SNCF dans l’hémicycle

Rappel au règlement -

29 mai 2018

Moment spectaculaire dans l’hémicycle. Avant le tout début de l’examen du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire, Éliane Assassi prend la parole pour un rappel au règlement. À ses côtés, les membres du groupe CRCE, habillés de gilets de la SNCF, brandissent des pancartes sur lesquelles ont peu lire, par exemple, "La SNCF est notre bien commun", "concurrence = privatisation En Marche" ou encore "moins de trains, plus de pollution".

"Le projet de loi relatif au nouveau pacte ferroviaire qui organise, le mot n’est pas trop fort, la liquidation de la SNCF comme grande entreprise publique nationale n’est pas un simple projet de réforme économique et sociale, c’est un projet porteur d’un choix de société, explique la présidente du groupe CRCE. Le choix d’une société où l’argent et ses nouveaux préceptes, la rentabilité, la productivité, prennent le pas sur les idées mêmes du service public et l’intérêt général. Ce projet de loi, c’est la concrétisation des choix libéraux portés par l’Europe libérale en dépit des doutes, des oppositions, des colères des peuples. Faut-il rappeler que nous fêtons aujourd’hui le référendum de 2005 quand notre peuple a tenté de se libérer du joug du libéralisme européen ? Ce projet de loi livre au dogme de la concurrence le service public ferroviaire en brisant de fait le principe de la desserte de tous nos territoires, villes, villages, campagnes et montagnes. Cette dangerosité de votre projet de loi, Mme la Ministre, vous avez tenté de la dissimuler, de la masquer. Vous avez tenté de rendre les cheminots coupables de tous les maux alors qu’aujourd’hui chacun reconnaît qu’ils ne sont en rien responsables des difficultés de l’entreprise, mais que bien au contraire, ils les ont subies. Vous osez affirmer que le statut des cheminots était responsable de la dette. Vous avez truffé votre texte de recours aux ordonnances pour éviter le débat parlementaire. Vous avez dégainé un amendement de dernière minute en séance publique à l’Assemblée nationale, pour transformer la SNCF en Société Anonyme et permettre une privatisation future, alors qu’il s’agit d’un point clé sinon le point clé de la loi."

"M. le Président du Sénat, jugez-vous acceptable que l’avenir de notre service public ferroviaire, pour une large part, a poursuivi Éliane Assassi, soit régi par ordonnance ? M. le Président du Sénat, doit-on accepter l’absence d’étude d’impact sur de nombreux aspects du texte ? Le Parlement avance ainsi à l’aveuglette et à marche forcée, ce qui est bien en conformité avec les projets constitutionnels présentés par E. Macron et son gouvernement. Nous appelons le Sénat à la raison parlementaire en forçant le gouvernement à respecter le Parlement. Nous appelons le Sénat à réfléchir à deux fois avant de poursuivre la déstructuration, après Gaz de France, après France Telecom ou La Poste, de cette grande entreprise publique, qu’est la SNCF."

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