Coopération et développement

Aide publique au développement : un recul historique

Ce débat se tient dans un contexte de bouleversement majeur : le capitalisme mondialisé est entré dans une crise profonde. À Gaza, un peuple est affamé, bombardé, déplacé sous les yeux du monde entier.
Au Soudan, la famine s’invite dans la guerre menée par une minorité de puissants. En Ukraine, au Liban, en RDC, les conflits s’enlisent.
Les conséquences du dérèglement climatique frappent (…)

Mayotte devra attendre

Ces projets de loi comportent des mesures structurelles pour le développement de Mayotte. De telles mesures se font attendre depuis trop longtemps dans un département où le sous-investissement de l’État est général et où 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté - cinq fois plus que dans l’Hexagone.
Mais l’inquiétude première du Gouvernement n’est pas de lutter contre la pauvreté (…)

"Accompagner et inclure, au lieu de militariser, refouler, marginaliser"

La directive relative à la protection temporaire était une belle endormie, inutilisée pour les Syriens ou les Afghans. Ce refus de solidarité est responsable des milliers de morts en Méditerranée, victimes des accords miniers, des concessions pétrolières, des contrats d’armement qui nous enrichissent.
Enfin déclenchée en mars 2022, la directive a constitué une bouée de sauvetage juridique (…)

Droit du sol à Mayotte : l’obsession migratoire au détriment des vraies urgences

Après Chido et Dikeledi, l’heure devrait être à un plan d’investissement massif pour le développement et la mise à niveau des services publics.
Mais tout est occulté par votre obsession migratoire. Dire aux Mahorais qui ont des difficultés d’accès à l’eau, à l’éducation ou à la santé que la réforme du droit du sol améliorera leur quotidien, c’est entretenir une illusion. Retirer des droits (…)

Pour une IA éthique, fiable et souveraine

La France s’apprête à accueillir un sommet sur l’intelligence artificielle (IA) - un sujet plus que jamais politique. L’IA, qui ambitionne de révolutionner notre quotidien, porte autant de promesses d’émancipation que de risques d’aliénation.
Les États-Unis vont investir 500 milliards de dollars dans le projet Stargate. La Chine développe DeepSeek. Et en France ? Le crash de Lucie, une (…)

Baisse des crédits "Aide publique au développement" : la réaction du groupe CRCE-K

Le sabrage du budget de l’Aide publique au développement implique vies humaines sacrifiées et déstabilisation des États les plus fragiles
Ce qui était présenté comme une simple pause dans l’augmentation de l’Aide publique au développement lors du PLF 2024 s’est transformé, quelques mois plus tard en février de l’année dernière, en un retour en arrière lorsque le Ministre des finances (…)

35 % de moins pour l’aide publique au développement !

Ce qui devait être une simple pause dans le déploiement de l’aide publique au développement lors de l’examen du PLF 2024 s’est transformé en retour en arrière, quand on a amputé les crédits de 800 millions d’euros, soit 13 %.
Le budget 2025 rabote encore 700 millions d’euros supplémentaires. Alors que la loi de 2021 fixait l’objectif de consacrer 0,7 % de RNB à l’aide publique au (…)

Déplacement de Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie du 3 au 11 mai

La présidente du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste – Kanaky, Cécile Cukierman, se rendra en Nouvelle Calédonie et en Polynésie du 3 au 11 mai pour aborder les enjeux institutionnels, le fonctionnement des collectivités et les problématiques économiques propres à ces territoires.
Avant la deuxième lecture du projet de loi constitutionnelle sur le « dégel » du corps (…)

Aide publique au développement : un appel au sursaut international

La commission dont il est question doit évaluer si chaque projet d’APD (Aide publique au développement) a réellement amélioré les choses. La loi du 4 août 2021, adoptée dans le consensus parlementaire, a clarifié les rôles des différentes organisations et fixé l’objectif de 0,7 % du RNB (Revenu national brut) dédié à l’APD en 2025.
Mais en mai 2023, le Président de la République a décidé (…)

L’aide publique au développement perd son cap

Les programmes 110 et 109 sont stables après plusieurs années de hausse régulière. Mais une APD (Aide publique au développement) de 15,3 milliards d’euros est insuffisante. L’objectif de 0,7 % a été repoussé. Avec une inflation à 5,8 %, la stagnation diminue de fait les crédits.
C’est affligeant, car ce sujet grave fait l’objet d’un consensus depuis 2017, lorsque l’Élysée s’était engagé à (…)

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par Évelyne Corbière Naminzo Mayotte devra attendre... En savoir plus
par Évelyne Corbière Naminzo Mayotte : l'obsession migratoire au détriment des urgences En savoir plus

À la une

Canicule : sortir les inégalités de l’ombre

par Ian Brossat

La France vient de subir un deuxième épisode de canicule en l’espace d’un mois. Certains nous en prédisent un troisième pour les jours à venir.
Cet épisode a été un puissant révélateur de la crise du logement et des inégalités en matière du logement. Car non, assurément non, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne face à ces grandes chaleurs. A bien des égards, la canicule est une (…)

"En attaquant le 1er mai, vous brisez le contrat social"

par Cathy Apourceau-Poly

Le débat qui s’engage relève de l’obsession antisociale.
Chacun a en tête le parcours chaotique du texte du groupe Union Centrise dont l’objectif était clair : porter un dernier coup au mouvement social avant l’élection présidentielle, après l’oukase de la réforme des retraites. Pourtant, les électeurs ont lourdement sanctionné les partis du socle commun, du bloc central - on ne sait plus (…)

Lyhanna : briser la loi du silence demande des moyens

par Cécile Cukierman

Je veux d’abord apporter notre soutien à la famille de Lyhanna face à ce meurtre abject. Je veux saluer la hauteur des propos tenus par les élus locaux du Gers dont beaucoup devraient s’inspirer.
L’horreur, la compassion ne peuvent nous faire taire la réalité.
Votre garde des Sceaux a annoncé pouvoir traiter en un mois 70 000 dossiers restés en attente. Est-ce bien raisonnable ?
Au-delà (…)