Travail parlementaire

Faire payer les habitants, faire accuser les maires

par Céline Brulin

Le Gouvernement a régularisé les valeurs locatives servant de base à la taxe foncière en y intégrant des « éléments de confort », non actualisés pour certains depuis plus de cinquante ans.
Après avoir privé les collectivités des ressources que cette mise à jour aurait permises, on demande aux élus locaux de décider s’ils souhaitent l’appliquer ou non dans leur commune.
L’État se dégage de (…)

Quand la simplification fiscale remplace la justice fiscale

par Pascal Savoldelli

Que fait cet accord ? Il réduit la charge de conformité des multinationales.
Quarante ans durant, on a simplifié la circulation de leurs marchandises, puis de leurs capitaux ; on simplifie aujourd’hui leur déclaration fiscale, en promesse de contreparties - ici, un impôt minimum mondial de 15 % sur leurs bénéfices. Or cette contrepartie se dérobe sous nos yeux. La promesse de justice (…)

Fraude aux résidences secondaires : combien de millions perdus pour les collectivités ?

par Ian Brossat

Paradoxe : à Paris, le nombre de résidences secondaires augmente, mais les recettes de la taxe d’habitation sur celles-ci diminuent. Le manque à gagner pourrait atteindre 83 millions d’euros sur un an.
Derrière cette baisse, qui ne concerne pas que Paris, se cache une fraude fiscale bien identifiée : certains propriétaires déclarent frauduleusement leur résidence secondaire en résidence (…)

Des budgets sans consentement

par Pascal Savoldelli

Approuver des comptes, est-ce approuver une politique ?
M. David Amiel, ministre. - Non...
M. Pascal Savoldelli. - Un peu quand même, monsieur le ministre. Surtout quand c’est le dernier texte de ce type avant les élections présidentielle et législatives. Approuver des comptes, c’est surtout approuver une méthode.
De ce point de vue, il faut distinguer légalité et légitimité. Entre (…)

Pas de quitus pour l’austérité

par Pierre Barros

Une loi d’approbation des comptes ne crée pas de droits, mais donne quitus à une politique, à une méthode et à une certaine idée du pays. Nous la refusons.
D’abord, parce que ces comptes sont la négation du rôle du Parlement, donc de notre démocratie. Ensuite, parce qu’ils reposent sur un diagnostic économique toxique. Enfin, parce qu’ils consacrent un choix de société inacceptable.
On (…)

Allez-vous laisser le parlement décider du budget de la France pour 2027 ?

par Pascal Savoldelli

Depuis début mai, douze questions d’actualité ont été posées au gouvernement sur la loi de finances 2027. D’aucun, sur ces bancs, n’a été satisfait de vos réponses.
Les trois groupes de gauche du Sénat, Communiste-Kanaky, Socialiste, Ecologiste, vous ont interrogé sur la nécessité d’un projet de loi de finances rectificative et un projet de loi de programmation des finances publiques. Qu’en (…)

N’engageons pas le patrimoine de l’État dans une logique commerciale

par Pierre Barros

Nous pouvons tous partager le même constat : l’État doit améliorer la gestion de son parc immobilier. Les espaces doivent être mieux utilisés, les conditions d’accueil des usagers améliorées et l’adaptation aux défis écologiques pleine et entière.
Mais la réponse apportée par cette proposition de loi suscite des réserves de notre part. La création d’une foncière n’est pas une évidence. (…)

Il faut maintenant un budget rectificatif !

Le groupe CRCE-K demande au Gouvernement de présenter rapidement un projet de loi de finances rectificative afin de permettre un débat parlementaire transparent sur les nouveaux équilibres budgétaires. Il plaide également pour des mesures de recettes supplémentaires, notamment via une contribution accrue des plus hauts revenus et des grandes entreprises.

Un mécanisme de compensation digne de ce nom doit être mis en place

par Marianne Margaté

Question écrite n° 08832
Mme Marianne Margaté attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur l’asphyxie financière des communes de Seine-et-Marne, ayant consacré une part importante de leur développement à l’activité économique et industrielle. En effet, la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour (…)

"Ce texte criminalise la précarité"

par Silvana Silvani

Nous refusons que la lutte contre la fraude serve à surveiller les pauvres et à traquer les allocataires pendant que les puissants organisent tranquillement leur impunité.
Ce texte criminalise la précarité. Il considère les bénéficiaires de droits comme des individus non à protéger, mais à contrôler. Si notre système est en crise, ce n’est pourtant pas à cause de ceux qui en bénéficient ! (…)

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Budget 2027 : urgence sociale, le gouvernement répond par l’injustice fiscale

Le Premier ministre peut refuser le mot « austérité » : la chose est là. Un plan de 54 milliards d’euros dont la charge repose, pour l’essentiel, sur celles et ceux qui vivent de leur travail ou de leur pension.
Gel du point d’indice des fonctionnaires, 2 milliards d’euros prélevés sur les arrêts maladie, près de 6 milliards demandés aux retraités, gel des APL, recentrage de l’allocation de (…)