Samedi 21 février, tandis que la Nation honorait Manouchian et les fusillés de l’Affiche rouge, des cortèges néofascistes défilaient dans les rues de Lyon, jadis principal foyer de résistance.
Pourquoi l’avoir autorisé Monsieur le Ministre ?
Dans le même temps, l’une de vos collègues parle de « parti anti-France », empruntant le vocabulaire de Pétain.
Le journal l’Humanité révèle que Némésis organise ces violences et attise la haine. Engagerez-vous la dissolution de ce mouvement identitaire fémonationaliste ?
Monsieur le Ministre, face à ces faits, comment expliquez-vous que votre gouvernement criminalise l’antifascisme tout en laissant prospérer ces réseaux néofascistes ?
Monsieur le Ministre,
La violence de notre société ne vient pas d’un parti de gauche.
La violence, c’est l’extrême droite qui n’est que le prolongement d’un capitalisme en crise.
La violence, c’est ce techno fascisme qui fait vaciller nos libertés.
L’extrême droite, le parti le plus condamné pour racisme, antisémitisme et discriminations.
Il est trop dangereux de nier cette réalité.
La gauche n’est pas un parti unique. Elle a des divergences. Mais une chose est sure : elle n’est pas fasciste. La criminaliser aujourd’hui, c’est mentir sur les valeurs de ses combats.
Nous, communistes, savons ce que signifie la diabolisation.
En 2024, lors des élections anticipées, 217 désistements venus de la gauche ont fait barrage au RN et sans calculs politiciens.
Et aujourd’hui, certains osent fermer la porte à la gauche… et entrouvrent celle de l’extrême droite.
Le vrai débat n’oppose pas des étiquettes : il oppose des intérêts de classes.
Ne vous tromper pas de front :
- Choisissez la République
- Choisissez l’antifascisme
Quant à la gauche, votre adversaire d’idées, elle vous inquiète par son unité quand la République est menacée.