Cette proposition de loi est nécessaire, alors que les témoignages explosent partout sur le territoire. On connaît les conséquences de ces violences sur les enfants, dramatiques : chocs traumatiques, phénomènes de dissociation, conduites à risques. C’est le premier facteur de suicide, de dépression, et de précarité.
Il faut un meilleur contrôle des encadrants dès leur recrutement. Je salue le travail de la commission, qui a rendu le dispositif plus opérationnel. L’attestation d’honorabilité, qui sera désormais requise pour tous ceux qui interviennent auprès des enfants, est une avancée.
Mais des associations nous alertent : quid de l’omerta en vigueur dans les affaires de violences sexuelles ? Les agressions sexuelles impliquant des encadrants d’enfants ne font pas exception. Souvent, les signalements ne sont pas remontés à la hiérarchie. Souvent, on cherche à se renvoyer la balle. Nous avons besoin d’une chaîne de signalements simple et identifiable par tous, qui protège toutes les victimes, quels que soient le pouvoir et la notoriété des agresseurs.
Pour mieux protéger les enfants, nous devons donner plus de moyens à la justice et à la brigade de protection des mineurs.
Enfin, j’insiste : il est nécessaire de faire appliquer l’obligation d’enseignement des cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Le groupe CRCE-K votera ce texte.