La mission « Sport, jeunesse et vie associative » est l’une des plus touchées. La démocratisation sportive en paie le prix. L’action n°1 concentre l’essentiel du retrait alors qu’elle finance le Pass’Sport et les moyens de l’ANS. Le Pass’Sport, qui avait permis à 1,6 million de jeunes de pratiquer du sport en 2024, est recentré sur les 14-17 ans, alors que l’âge 6-13 ans est déterminant pour l’entrée dans la pratique. Son budget est également réduit. Décrochage des inscriptions, aggravation des inégalités territoriales, fragilisation de la pratique féminine : toutes les associations sportives ont exprimé leur inquiétude.
Seul un maintien à quatre heures hebdomadaires d’EPS par des enseignants formés dans des équipements adaptés permettrait une véritable démocratisation ; la baisse de deux heures se fait sur le dos des collèges en zone prioritaire, les plus vulnérables.
L’ANS est amputée de 89 millions d’euros en AE. Le plan « Génération 2024 » devait financer 5 000 équipements entre 2024 et 2026 ; seuls 157 millions d’euros sur 300 millions ont été effectivement affectés, alors que les besoins demeurent.
Les crédits du programme 163 baissent de 26 %. Le compte d’engagement citoyen (CEC) et le FDVA restent stables en euros constants, mais avec l’inflation cela revient à baisser les moyens réels pour la formation des bénévoles et le soutien aux associations.
Le dispositif « colos apprenantes » a permis à plus de 400 000 enfants, souvent de milieux modestes, de bénéficier de séjours éducatifs. Alors que 40 % des enfants ne partent pas en vacances, cette suppression risque d’aggraver une fracture sociale déjà très marquée.
Ce budget renonce à accompagner les plus modestes et met à mal la solidarité sur nos territoires. Il est non seulement insuffisant, mais dramatique. Nous voterons résolument contre.