Ce texte ne procède ni à un démantèlement ni à une privatisation du Creps ; c’était essentiel pour nous. Ses missions sont préservées et l’État demeure pleinement engagé dans sa gouvernance.
Le sport ne peut reposer uniquement sur la bonne volonté des collectivités ; il relève d’une responsabilité nationale. Former les éducateurs, accompagner les sportifs de haut niveau, développer le sport-santé, l’éducation populaire sont des missions de service public.
Cette expérimentation prévoit une meilleure articulation entre les différents acteurs qui interviennent déjà sur ce territoire.
Les collectivités sont devenues les premiers financeurs du sport dans notre pays. Il faut mieux coordonner les moyens existants. En mutualisant certaines compétences, ce texte donne au site de Vichy les moyens de renforcer son rôle au service du sport français.
Cette démarche s’appuie sur une réalité territoriale déjà bien établie. Sur un même site, en effet, se retrouvent des équipements de premier plan, des activités de formation et de recherche et un accompagnement du sport de haut niveau. Il s’agit de faire fonctionner cet ensemble de manière cohérente et efficace.
Nous soutenons le choix de l’expérimentation. L’article 37-1 de la Constitution permet l’innovation. L’expérimentation fera l’objet d’une évaluation avant toute généralisation. C’est une garantie indispensable.
Cette proposition de loi présente un équilibre satisfaisant, car elle préserve le service public du sport, garantit l’avenir du Creps de Vichy et renforce la coopération entre les acteurs publics. Le groupe CRCE-K la votera. Je remercie Claude Malhuret, ainsi que les services du ministère. Je salue aussi la ténacité du maire de Vichy, président de Vichy Communauté, qui a su mobiliser les parlementaires de la région.