Les suppressions d’emplois s’inscrivent dans un processus continu, comme en témoigne le plan Zénith 2 qui sera annoncé demain, 26 février, menaçant plus de 1 650 emplois en France, 5 000 en Europe. Maizières-lès-Metz et le siège de Saint-Denis se vident. Cette saignée touche même les centres de décision. Le principal centre de recherche du groupe, en Moselle, est fragilisé. À la désindustrialisation, s’ajoute le risque de la désinnovation.
Dans le même temps, les salariés continuent de se mobiliser - ils étaient présents ce matin devant le Sénat, je salue leur mobilisation. Depuis vingt ans, les gouvernements ont promis, mais n’ont jamais imposé. Gandrange et Florange ont été fermés ; Dunkerque, Maizières-lès-Metz et d’autres sites sont menacés.
Le bénéfice net d’ArcelorMittal a atteint environ 3 milliards de dollars en 2025. Le cours de son action a crû de 135 % en un an. Les suppressions d’emplois procèdent donc d’une stratégie financière.
Quel est le rôle de l’État ? Emmanuel Macron s’est rendu à Dunkerque pour saluer un investissement de 1,3 milliard d’euros, dont 650 millions d’euros sont financés indirectement par l’État. L’argent public continue d’être versé sans condition à un groupe qui organise le démantèlement de la filière, en France comme en Europe. On prétend que cette désindustrialisation, dont ArcelorMittal est devenu le symbole, est inévitable, alors qu’elle est le fruit de stratégies financières et de l’impuissance publique.
Pourtant l’acier est indispensable pour l’automobile, le ferroviaire, les infrastructures, la défense, la transition écologique, etc. Sans acier, pas d’industrie.
Soit ArcelorMittal devient le symbole définitif de notre abdication industrielle, soit le vote de cette proposition de loi devient le point de départ de notre reconquête industrielle. Ce choix vous appartient !