L’Amérique latine et la Caraïbe traversent un moment préoccupant, avec l’enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis, pris dans une logique impérialiste au mépris du droit international. Cette instabilité régionale rend la coopération régionale d’autant plus indispensable.
Par cette adhésion, nous reconnaissons que ces collectivités ne sont pas des marges, mais des acteurs à part entière de la Caraïbe.
L’intégration régionale est une nécessité à plusieurs titres. La Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et la Guyane cherchent à sortir de leur isolement. Cette dernière est confrontée à des défis transfrontaliers majeurs. L’intégration régionale offre des opportunités, mais elle ne peut être crédible que si elle est pensée depuis les territoires eux-mêmes, loin de tout centralisme parisien. La coopération avec la Caricom ne doit pas être le prolongement de la diplomatie française, mais un outil d’autonomie politique, de développement partagé et d’émancipation. (Mme Catherine Conconne applaudit.)
En permettant l’application du protocole, ce projet de loi donne à la Caricom les moyens d’agir concrètement. Il faut y voir un point de départ et non une fin en soi. L’État doit s’engager à respecter les collectivités et leur capacité à nouer des partenariats.
Parce que nous choisissons l’intégration régionale des collectivités françaises, notre groupe votera ce projet de loi, en restant vigilant, pour plus d’autonomie, de coopération et de justice pour les territoires ultramarins.