Pendant ce temps, les collectivités territoriales et SDIS voient leurs cotisations augmenter à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).
Les difficultés d’accès aux soins continuent de progresser. La situation ne s’améliorera pas en 2026, puisque les crédits de cette mission ne progressent qu’en raison de la suppression de l’éphémère programme 379.
Les politiques d’austérité ont abîmé notre service public de santé. Elles alimentent les crises futures et font exploser le déficit des hôpitaux.
La mission prévoit une baisse de 14 % des crédits de pilotage de la politique de santé publique, soit 8 millions d’euros en moins pour 2026. Cela fait écho aux annonces sur les ARS. Le Premier ministre a en effet déclaré vouloir déplacer une partie des missions des ARS vers les départements. Pas moins de onze anciens ministres de la santé se sont prononcés contre. Souvent critiques des ARS, nous sommes prêts à débattre de l’architecture la plus pertinente, mais ce qui a été annoncé ressemble plus à un transfert de responsabilités pour alléger les finances de l’État qu’au souhait d’assurer un pilotage de proximité. Pourtant, c’est l’échelon local qui est le plus pertinent pour définir des politiques publiques de santé.
Le principal problème des ARS est qu’au lieu de planifier, elles sont tenues de faire appliquer l’austérité dans les régions.
L’AME est instrumentalisée à des fins politiciennes peu glorieuses. On compte 465 000 bénéficiaires, mais un taux de non-recours de 49 %. Réduire le budget de l’AME entraînerait inévitablement des surcoûts pour nos hôpitaux déjà asphyxiés. Nous estimons que l’AME devrait être intégrée au régime général de la sécurité sociale.
Nous regrettons le manque d’ambition pour le fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante.
Le CRCE-K ne votera pas ces crédits.