En 2025, 6 148 greffes ont été réalisées pour 23 000 patients en attente. La liste d’attente représente quatre fois le nombre de greffes réalisées, et cet écart a doublé en dix ans. Le nombre de greffes augmente lentement, mais les besoins explosent.
Je salue les associations et collectivités engagées, notamment les communes ambassadrices du don d’organes : on en dénombre plus de 1 000 en France, dont huit dans mon département de Seine-Maritime.
Notre ambition est d’augmenter le nombre de dons d’organes et d’assurer aux vivants une neutralité financière.
Le travail en commission a amélioré le texte ; nous souscrivons à ces améliorations et soutenons particulièrement le travail du rapporteur pour supprimer les dépassements d’honoraires.
Ceux-ci ne devraient pas exister en général, d’autant moins en matière de dons. Vous connaissez notre constance à les combattre : devoir payer pour sauver un proche est scandaleux.
L’amendement devait intégrer une porte de sortie, mais les difficultés d’accès aux spécialistes peuvent créer un appel d’air vers les médecins hors parcours de soins, lorsqu’il s’agit de sauver un proche.
Madame la ministre, vous avez semblé contester l’efficacité du transfert de la gestion des remboursements à l’assurance maladie et annoncé vouloir rendre le texte plus opérationnel... Mais votre amendement propose un rapport : il y a plus opérationnel !
Nous avons voté des propositions de loi pleines de promesses dont nous attendons la concrétisation, comme celle relative à la prise en charge du cancer du sein, restée lettre morte, faute d’un décret d’application.
Nous attendons donc une action déterminée de votre part pour faire respecter les mesures que nous adoptons.