J’avais aussi insisté sur la nécessité de démocratiser les études de santé : des médecins issus de milieux ruraux ou de quartiers défavorisés s’y installeront.
Le quotidien Les Échos alertait il y a quelques jours sur la baisse d’installation de généralistes précisément dans les zones où il en manque le plus.
Dès lors, des missions de solidarité organisées à la carte sont de trop modestes rustines face aux déserts médicaux. Régulation de l’installation, gardes le soir et le week-end, augmentation du nombre de professionnels formés : voilà les réponses utiles aux insupportables inégalités que nous subissons.
Nous sommes favorables à l’objectif d’affecter les deux tiers des étudiants de troisième cycle dans leur région, à condition que les universités aient les moyens nécessaires pour agir. L’intégration de la filière de masso-kinésithérapie est une revendication ancienne des étudiants qui exigent plus de financement pour garantir une qualité de formation face aux instituts privés dont les frais s’élèvent parfois à plusieurs milliers d’euros par an.
L’expérimentation de l’admission directe en première année pour les étudiants en pharmacie nous interroge : certes, des places sont restées vacantes ces dernières années, mais je suis sceptique quant à cette deuxième voie d’accès. Quelle cohérence pédagogique ?
Pour former plus d’étudiants, il faut plus de professeurs, de professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH) et de chefs de clinique, selon le doyen de la faculté de médecine de Rouen.
Nous sommes favorables à la généralisation des options santé dans les établissements situés en zone sous-dense ; mais encore faut-il qu’un large panel de spécialités soit proposé aux villes moyennes.
Les stages effectués sans maître de stage universitaire en quatrième année nous inquiètent. C’est d’ailleurs le principal angle mort du texte, qui ne dit rien sur l’accompagnement, notamment financier, des étudiants.
Nous partageons donc les objectifs du texte, tout en étant sceptiques sur ses dispositions. Nous le voterons ou nous abstiendrons en fonction du sort des amendements.