Il ne permettra pas de doter les dix-neuf départements dépourvus d’USP, ni aux Français, adultes ou enfants, qui nécessitent des soins palliatifs d’en bénéficier. Il ne pourra pas répondre à l’augmentation des besoins liés au vieillissement.
La commission des affaires sociales a supprimé les maigres engagements du Gouvernement, arguant de son incapacité à garantir le financement pour les prochaines années. Elle a refusé un droit opposable, au motif qu’il faudrait attendre la couverture de tout le territoire en USP... Assumez donc votre opposition à ce droit !
Les rapporteures ont aussi supprimé la loi de programmation pluriannuelle, au motif que le Gouvernement n’aurait pas respecté la programmation financière prévue par la loi Bien vieillir. La loi de programmation militaire, elle, est pourtant respectée - question de volonté politique !
La majorité sénatoriale ne semble pas pressée de rattraper le retard pris. Alors que les familles désespèrent de trouver des solutions, ce texte donne l’illusion que les choses vont changer, mais ne prévoit ni moyens supplémentaires, ni formation adéquate, ni droit opposable.
Je salue la médecine palliative, qui repose sur l’humanité de la prise en charge et l’engagement remarquable des soignants. C’est une médecine où l’on prend son temps, une médecine d’équipe, où l’aide-soignant apporte autant que le médecin, une médecine personnalisée.
Parce que nous y sommes profondément attachés, nous refusons de nourrir de faux espoirs. Camus disait : « Ce n’est pas la souffrance qui est révoltante en elle-même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée ».