Le bâtiment représente près de 25 % de nos émissions de CO2. On peut donc grandement s’améliorer, en réduisant le nombre de passoires thermiques, mais aussi en favorisant une conception de logements plus écologique. Alors que 2,7 millions de demandes de logements sociaux restent sans réponse, il faut construire et rénover davantage, avec le souci que l’urgence sociale et l’urgence climatique ne se percutent pas, car les victimes sont toujours les plus précaires.
L’utilisation du bois dans la construction est à privilégier : 1 m3 de bois stocke une tonne de CO2 ; la transformation du bois est moins émettrice que celle du béton et de l’acier ; et c’est un très bon isolant. Toutefois, il est sous-utilisé, ne représentant que 8 à 10 % de la construction neuve.
La filière forêt-bois emploie 440 000 personnes, dont 60 000 dans la construction. En Dordogne, où la forêt couvre près de la moitié du territoire, le département a engagé une politique volontariste de soutien à la filière.
La filière REP peut être un levier de soutien à la construction en bois. Or le bois de construction est plus pénalisé que d’autres matériaux, à 7,60 euros la tonne, contre 5 euros pour les autres déchets de la même catégorie. Nous devons améliorer la compétitivité des matériaux les plus écologiques : le moins cher économiquement ne doit pas être le plus cher écologiquement.
Le groupe CRCE-Kanaky votera ce texte.