Préserver l’environnement ne devrait pas être une affaire de périmètre, mais bien une règle générale. L’an dernier, la COP sur la biodiversité a rappelé l’engagement de protéger 30 % des espaces naturels et maritimes d’ici à 2030.
Plus que celle des périmètres, la question des moyens pour veiller au respect des règles est essentielle. Je pense à la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires de l’État dans le budget pour 2026, ainsi qu’au non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois à partir de 2027... Comment l’Office français de la biodiversité (OFB) et l’Ademe seront-ils concernés ? La proposition de loi de simplification du droit de l’urbanisme a aussi mis à mal le droit de l’environnement.
Mon groupe votera ce texte qui permettra à 22 communes d’être incluses à la fois dans un parc national et dans un Parc National Régional. Mais il en faudra beaucoup plus pour répondre aux enjeux environnementaux, après cet été - le troisième plus chaud de l’histoire de France.
La protection de l’environnement et la transition écologique ont un coût, mais comme le rappelait le Premier président de la Cour des comptes, « la transition est nettement moins coûteuse que l’inaction ». Alors que pour les magistrats de la rue Cambon la transition doit être menée sans délai, la préoccupation écologique semble être passée au second plan de l’actualité.