"Misons sur les transports collectifs face au changement climatique"

Loi-cadre transport

Publié le 16 avril 2026 à 09:26

Vaste sujet que celui des transports pour répondre aux besoins des mobilités et à la préservation de l’environnement ! Le sujet est impérieux, mais souffre d’un sous-investissement chronique, alors qu’il est la pierre angulaire de tant de politiques publiques.

Le transport exige une trajectoire sur les prochaines décennies. La conférence Ambition France Transports et l’exposé des motifs de la loi-cadre étaient prometteurs. Mais le texte est décevant. Nous attendions un droit à la mobilité pour toutes et tous.

Nous regrettons le caractère hypothétique de la loi de programmation - à croire que le texte est avant tout dans les mains de Bercy. N’est-ce que de l’affichage ?

Le COI avance 220 milliards d’euros sur dix ans. Mais ce n’est pas en faisant payer plus les usagers ou en fléchant les recettes des concessions autoroutières - à partir de 2032 seulement - que nous renforcerons les transports.

Pour notre part, nous proposons des recettes supplémentaires : taxes renforcées sur les bureaux en Île-de-France, fléchage de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), et surtout, un État aux côtés des AOM et des collectivités territoriales, un État qui se veut stratège. Or ce projet de loi est lacunaire. Monsieur le ministre, avec trois grammes de savon, vous avez réussi à nous faire trois baignoires de mousse.

Rien sur la régénération des petites lignes, rien sur les trains de nuit, rien sur le vélo. À l’heure où le prix de l’essence flambe et où le changement climatique produit des effets dévastateurs, il nous faut miser sur les transports collectifs face au changement climatique.

Le projet de loi s’inscrit dans la droite ligne de la dérégulation, de l’ouverture à la concurrence que nous avons dénoncée sans cesse. Les salariés voient leurs conditions de travail se dégrader, tout comme la qualité du service.

Nous devons prendre le contrepied de cette politique mortifère et du démantèlement du service public des transports. Voyez ce qui se passe chez nos voisins britanniques et allemands.

Le report modal devrait être la priorité des priorités. Or le fret a été démantelé, par dogmatisme idéologique.

Il y a encore beaucoup à faire pour les mobilités du quotidien. Nous ne pouvons pas adopter le texte en l’état.

AlexandreBasquin

Sénateur du Nord
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Le projet de loi s'inscrit dans la droite ligne de la dérégulation, de l'ouverture à la concurrence que nous avons dénoncée sans cesse. Les salariés voient leurs conditions de travail se dégrader, tout comme la qualité du service.

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