Finances

Et demain, peut-être une loi spéciale ?

par Pascal Savoldelli

Le 27 novembre dernier, le Sénat entamait la discussion sur le budget 2026. Le groupe Communiste & Kanaky proposait de rejeter ce texte et de tout reprendre à zéro. Pourquoi ?
Et bien parce que nous craignions que tout soit mis en œuvre pour imposer un budget d’inégalités, minoritaire dans la population et disqualifié pour rassembler les Français. Une version gouvernementale nous (…)

Comment l’État a capitulé face aux marchés financiers

par Pierre Barros

Le premier poste de dépenses de l’État, ce sont les remboursements et dégrèvements, qui atteindront 145 milliards d’euros en 2026.
L’État consacre ses ressources à compenser des impôts qu’il a décidé de ne plus percevoir, quelle révélation !
Il y aurait trop d’impôt ? Il y a surtout trop de dégrèvements.
On peut évoquer la suppression de la taxe d’habitation, qui a conduit à une TVA (…)

Un PLF de va-t’en guerre

par Pierre Barros

Après 38 jours de débats à l’Assemblée nationale et un rejet unanime, le PLF arrive au Sénat. Alors que nous attendions un PLF paré des ornements de l’Assemblée nationale, il nous arrive dans son état d’origine, tel qu’élaboré il y a plusieurs mois par un Premier ministre désavoué depuis. Ce PLF dépouillé va priver les Français de services publics et amputer leur budget.
Derrière ce déficit (…)

Un budget à l’image de l’agonie du macronisme

par Pascal Savoldelli

Jeudi dernier, dans mon département du Val-de-Marne, j’organisais avec mon collègue et camarade député Nicolas Sansu un Atelier législatif sur le budget. Dans la Salle ? Des chauffeurs Uber, des livreurs Deliveroo, inquiets sur le seuil de TVA.
Des salariés de Sanofi Maisons Alfort. L’usine est cédée à un groupe allemand, et avec elle, notre souveraineté sanitaire. Pourtant, Sanofi reste (…)

"Notre pays ne se gouverne ni par la peur, ni par l’austérité, ni par la résignation"

par Pierre Barros

La fin de gestion est marquée par un dérapage non comptable mais politique. Le chef d’État-major des armées évoque « le prix du sang », une parole d’autorité sans légitimité démocratique. La politique budgétaire favorise le climat délétère actuel.
Le Gouvernement prétend que 2025 marquerait le retour à la maîtrise. Mais est-ce de la maîtrise ou le rattrapage de ses erreurs ? Un PLFR a été (…)

Le blanchiment d’argent, miroir d’un capitalisme sans contrôle

par Pascal Savoldelli

Entre 38 et 58 milliards d’euros issus d’activités criminelles seraient recyclés chaque année dans notre économie. En France, 2 à 3 % seulement des signalements à Tracfin débouchent sur des poursuites.
La délinquance financière n’a pas le visage d’un gangster. Elle s’appuie sur des cabinets d’avocats, des banques. Elle gangrène des secteurs entiers, capte de l’argent public, influence des (…)

Parlons de fiscalité internationale

par Pierre Barros

Parler de fiscalité internationale, c’est comme monter un meuble Ikea : on a les notices de l’OCDE, les pièces sont bien numérotées - établissement stable, clause anti-abus, procédure amiable -, mais quand on passe au montage, l’ensemble vacille sous le poids des stratégies d’optimisation... Un meuble fiscal bien monté reste stable quand la richesse s’y installe.
La méthode BEPS (base (…)

« La fraude n’est pas une défaillance du système, elle en est le produit »

par Pascal Savoldelli

Nous connaissons tous quelqu’un qui a été confronté à ce scénario bien connu : un appel, un courrier électronique, un artisan pressé d’obtenir un virement, un conseiller bancaire insistant... Un instant d’inattention, et hop ! le compte s’envole.
La fraude aux moyens de paiement n’est pas un accident du système financier, elle en est le produit.
Elle prend la forme de la monnaie de (…)

De la micro-entreprise à la macro-précarité : il est temps d’agir

par Pierre Barros

En décembre dernier, le Gouvernement glissait dans le PLF un amendement abaissant le seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros - grâce à la seconde délibération, qui a balayé tous les amendements de justice fiscale que la gauche avait fait adopter. De telles méthodes ne sauraient devenir la norme.
Le pays ne s’y est pas trompé : plus de 100 000 signatures en quelques jours, (…)

L’échec patent de la théorie du ruissellement

par Pascal Savoldelli

Ce projet de loi engage une conception de la démocratie parlementaire. Les faits sont têtus : le déficit public est en décalage de 1,4 point par rapport à la prévision. S’est-on trompé lourdement ou a-t-on trompé volontairement ? Une collectivité territoriale aurait été mise sous tutelle du préfet pour un tel écart.
C’est l’échec de la théorie du ruissellement qui prétendait que les cadeaux (…)

Filtre thématique :

Toutes les thématiques

Santé et protection sociale

Budget et fiscalité

Institutions, élus et collectivités

Sport

Coopération et développement

Economie

Justice et police

Emploi, salaires et retraites

Droits de l’homme

Égalité

Energie

Solidarité

Education et recherche

Logement

Europe

Précarité

International

Anciens combattants

Immigration

Défense

Culture et médias

Agriculture et pêche

Environnement

Services publics

Dernières vidéos

À la une

"L’impérialisme est entrée dans une crise aigüe"

par Cécile Cukierman

Monsieur le Premier ministre, je tiens d’abord à saluer l’organisation de ce débat. Un débat que j’ai solennellement demandé dès le 5 janvier, avec mon collègue Stéphane Peu, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, tant il nous paraissait indispensable que la représentation nationale se saisisse de ces enjeux majeurs.
Ce débat répond à une exigence démocratique fondamentale : ne (…)

Drame de Camélia : "Écoutez-vous", "protégez-nous"

par Marianne Margaté

Je suis sénatrice de Seine-et-Marne. J’habite à Mitry-Mory et j’y suis élue. Et c’est avec émotion que je m’exprime aujourd’hui. Mardi 13 janvier, Camélia, jeune lycéenne de 17 ans, s’est suicidé... Un ciel de plomb s’est abattu sur notre ville.
-* Sa maman, ses parents, sa famille et ses amis ont perdu Camélia, Mitry-Mory a perdu une de ses enfants, Les élèves du lycée Honoré de Balzac (…)

"Pour ceux qui, condamnés par la maladie, ne veulent pas être condamnés à l’agonie"

par Silvana Silvani

Ces deux textes, étudiés séparément, constituent un même socle pour prendre en charge la douleur dans le respect et la dignité de chacun.
Depuis des années, la question traverse notre société.
La proposition de loi Soins palliatifs répond à un constat simple et sans appel : selon un rapport de la Cour des comptes de juillet 2023, 50 % des Français n’ont pas accès aux soins palliatifs et (…)