Le texte de la CMP comporte plusieurs avancées, notamment sur l’école. Mais des procédures administratives ne suffiront pas : il faut des enseignants, des remplaçants, des accompagnants, des transports.
Le texte garantit l’accès aux soins, mais les vrais problèmes demeurent la désertification médicale, la fermeture des lits et la crise de l’hôpital public. La différenciation territoriale ne doit pas être le nouveau nom du désengagement de l’État.
Nous saluons les dispositifs sur l’agriculture de montagne, les abattoirs de proximité et les services vétérinaires.
Sur l’urbanisme, nous resterons vigilants, car la montagne vivante ne doit pas être livrée à la spéculation immobilière, qui évincerait ses habitants permanents.
Même vigilance sur l’eau, qui doit rester un bien commun, gérée démocratiquement et en solidarité entre amont et aval.
Ce texte ne répond pas au recul des services publics, à la crise du logement, ni au manque de moyens des collectivités, mais il est une étape utile. Notre groupe le votera.
Une montagne vivante, ce sont des écoles ouvertes, des soignants et des agriculteurs nombreux, des logements abordables, des services publics et des collectivités respectées. Ce n’est pas une montagne abandonnée, mais une montagne dans laquelle la République assume pleinement toutes ses responsabilités.