Madame la Directrice,
Je me permets d’attirer votre attention sur les conséquences des mesures de la carte scolaire sur les écoles des communes de Soignolles-en-Brie, de Mitry-Mory, de Villiers-Saint-Georges, de Nangis et de Jouarre. Je tiens à préciser que, pour chacune de ces situations, j’ai pu échanger avec les maires concernés.
Les situations de ces écoles illustrent malheureusement parfaitement la situation fortement dégradée de notre département qui subit, année après année, un taux d’encadrement nettement plus faible, non seulement que celui en vigueur au niveau national mais aussi au niveau de l’académie. Cela engendre de fortes mobilisations de la communauté scolaire et des élus des communes victimes de ces mesures. Je tiens enfin à préciser que l’ensemble des écoles évoquées par ce courrier figurent parmi celles que votre direction surveille plus particulièrement.
A Soignolles-en-Brie, il y a une confirmation d’un projet de fermeture d’une classe. Cette fermeture interviendrait dans un contexte de croissance démographique locale et alors que l’école accueille des élèves nécessitant un accompagnement spécifique. Ainsi, une dizaine de dossiers sont actuellement suivis par la MDPH. Le maintien de cette fermeture engendrerait une réorganisation complète de l’école et la suppression d’une classe en élémentaire, ce qui augmenterait très significativement le nombre d’élèves par classe.
A Mitry-Mory, la fermeture d’une classe à l’école élémentaire Guy Môquet engendrerait une augmentation des effectifs et par conséquent une dégradation des conditions d’enseignement et d’apprentissage. Il est à noter que la fermeture viendrait fragiliser les mesures volontaristes concernant l’inclusion comme l’unité d’enseignement élémentaire autisme et la section de l’institut médico-éducatif, et plus généralement une inclusion déjà mise à mal par des notifications MDPH non effectives, un manque d’AESH et une pénurie de places en structures spécialisées.
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A l’école primaire des Roches située à Nangis, la fermeture de classe prévue à la rentrée prochaine entraînerait une augmentation du nombre d’enfants dans chaque classe et gripperait la réussite collective du processus d’inclusion en cours. En effet, cette école accueille aujourd’hui 9 élèves dans le cadre du programme ULIS.
A Villiers-Saint-Georges le projet de fermeture d’une classe fait suite à une fermeture intervenue déjà l’année dernière. Il serait incompréhensible que les enfants de ce territoire rural soient frappés par des mesures d’austérité deux années de suite. En effet, l’école de Villiers-Saint-Georges compte aujourd’hui 110 élèves Le CM2 de cette année regroupe 21 élèves, qui quitteront l’établissement à la rentrée prochaine pour entrer au collège. En parallèle, une dizaine d’inscriptions sont déjà prévues en Toute Petite Section (TPS) pour l’année prochaine à partir de 2 ans. Ces éléments montrent que le renouvellement des effectifs est bien réel et que l’école maintient sa vitalité. Invoquer le départ des CM2 pour justifier une fermeture de classe, sans tenir compte des nouvelles inscriptions attendues, semble donc profondément injuste et contraire à la réalité du terrain. Il est important de maintenir les TPS notamment dans les zones rurales.
Enfin à l’école Jehan-en-Brie de Jouarre, il y a 280 élèves et 291 y sont prévus avec une variation possiblement à la hausse. Il y existe une classe ULIS. La suppression de classe prévue aurait comme conséquence de faire monter les classes jusqu’à 31 !
Pour l’ensemble de ces situations, je souhaite que le dialogue soit approfondi en vue de trouver des solutions qui permettent de maintenir les moyens éducatifs dans ces écoles.
Restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Madame la Directrice, l’expression de mes salutations les plus distinguées.
Marianne Margaté