Madame la Ministre,
Je souhaite attirer une nouvelle fois l’attention du gouvernement concernant la pénurie critique de gynécologues médicaux sur tout le territoire national.
En effet l’absence de ces spécialistes dans 10 départements français entraîne des retards de diagnostics graves et fragilise l’accès à la contraception et à l’IVG, pourtant inscrit dans la Constitution. Quant à la Seine-et-Marne, il n’y a que 17 praticiens pour 600 000 femmes, ce qui constitue une densité en chute de 45 % en 15 ans. La décision actuelle de ne plus considérer la gynécologie médicale comme « sanctuarisée » a abouti, depuis deux années, à une baisse du nombre de postes d’internes, passant de 91 en 2023 à seulement 80 à la rentrée 2025. Il va sans dire que le déficit historique créé par la suppression de la formation durant 17 ans ne peut qu’être aggravé par une telle mesure.
Pour toutes ces raisons le Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM) forte de son soutien de millions de femmes de ce pays sollicite une audience auprès du ministère de la Santé. Je soutiens cette demande et en appelle comme les autres parlementaires communistes à l’augmentation significative du nombre de médecins formés dès la rentrée 2025/2026 pour répondre aux besoins des femmes.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de l’expression de mes salutations les plus distinguées.
Marianne Margaté