Qui admettre prioritairement lorsqu’une seule classe est tempérée ? Comment organiser un accueil minimum ? Comment adapter les horaires d’enseignement sans décision du ministère ?
Que dire aux parents qui ne peuvent pas garder leurs enfants ou qui vivent dans de petits logements où il fait parfois plus chaud encore qu’à l’école ?
Cette canicule ne peut surprendre personne. Les scientifiques alertent depuis des décennies et sans remonter si loin, nous avons subi un épisode inquiétant dès la fin mai.
En 2022, le président Macron disait, je le cite, « Il y a une initiative que je veux qu’on lance, disait-il dans les prochains mois, c’est la rénovation de nos écoles ». Or, ce sont en réalité les collectivités.
Mais lorsque le Fonds vert passe de 2,5 milliards à 650 millions d’euros en 3 ans, difficile de végétaliser des cours, d’isoler des bâtiments, d’adapter les équipements. Rénovation ou construction d’écoles ne sont subventionnés qu’à 20 ou 30% avec des restes à charge insoutenables pour les communes. DETR, DSIL et Fonds verts cumulés, ont en effet vu leurs crédits fondre de moitié dans les départements.
Face aux épisodes caniculaires qui impactent la vie de chacun, nous avons pourtant besoin de davantage de services publics pour ouvrir plus largement les piscines, surveiller les lieux de baignade, organiser des activités adaptées, sécuriser les parcs, rendre l’accès à l’eau moins cher avec pourquoi pas des mètres cubes gratuits lors d’épisodes extrêmes et tant d’autres initiatives que prennent et financent nos collectivités.
Allez-vous enfin entendre qu’elles ont besoin de moyens pour le faire ?