Je crois, mes chers collègues, que sur toutes les travées, nous pouvons leur adresser l’hommage unanime de la représentation nationale par nos applaudissements.
Merci pour elles, merci pour eux.
Mais monsieur le ministre, un pays ne tient pas debout avec uniquement des applaudissements.
Ces services, vos politiques les épuisent.
Au printemps encore, vos décrets annulaient plus d’un demi-milliard d’euros sur les services publics, jusqu’au crédit de la prévention des risques climatiques à la veille d’un été que vos propres services annonçaient brûlant.
De la même manière, nos soldats du feu attendent les concrétisations du Beauvau de la Sécurité civile depuis plus d’un an.
Il a fait près de 35 degrés dans les dortoirs de certaines casernes de mon département la semaine de la canicule, alors que les pompiers faisaient face à 40% d’activités en plus.
Lors du comité d’alerte des finances publiques, ont été annoncés 10 à 12 milliards d’économies de plus quand d’autres réclament 100 000 départs de fonctionnaires.
Les services publics ne peuvent pas être indéfiniment la variable d’ajustement de votre politique de
l’offre.
Alors ma question est simple : quel est votre plan, Monsieur le Ministre, votre plan pour les services publics de ce pays ?