Pendant ce temps, la concentration des médias se poursuit. Des milliardaires contrôlent chaînes, radios, journaux. CNews, Europe 1, C8 multiplient les dérives xénophobes, et le RN revendique la privatisation de l’audiovisuel public.
Dans le système capitaliste, celui qui possède impose et manipule. (Murmures à droite) Grasset et les travailleurs de l’information subissent l’emprise de Vincent Bolloré. L’objectif : contrôler les outils de production et les consciences. Le débat public se dégrade, le racisme se banalise, notamment sur CNews.
L’audiovisuel public constitue un espace de résistance face à cette hégémonie capitaliste extrémisée.
Allez-vous continuer à livrer l’information, la culture et les esprits à la prédation du capital ? Ou allez-vous garantir un audiovisuel public fort, capable de résister aux puissances d’argent et à l’extrême droite ?
Votre gouvernement a fragilisé l’audiovisuel public : suppression de la redevance, projets de restructuration, incertitudes budgétaires. Le succès de France Inter et France TV auprès des Français traduit une exigence populaire de pluralisme, d’indépendance et de qualité.
Le rapport propose des mesures dangereuses, comme amputer d’un tiers le budget sport, alors que les Français aiment les grands événements sportifs, ou diluer France 24, qui est notre voix dans le monde. La nomination des dirigeants du service public par l’Élysée signerait la perte de son indépendance.
L’audiovisuel public, c’est la fraternité. L’améliorer, oui ; le démanteler, jamais ! Madame la ministre, protégez-le.