Les trois groupes de gauche du Sénat, Communiste-Kanaky, Socialiste, Ecologiste, vous ont interrogé sur la nécessité d’un projet de loi de finances rectificative et un projet de loi de programmation des finances publiques. Qu’en est-il ?
Nous sommes une nouvelle fois dans une situation d’insincérité budgétaire.
Et pour les politiques publiques, vous opposez organisation et moyen. Vous nous demandez de valider des engagements :
36 milliards de plus pour le réarmement,
Près de 10 milliards de contribution supplémentaire au budget de l’UE.
Les Français, eux, posent la question des moyens : pour l’hôpital, pour l’école, pour la justice, notamment pour les enfants et les femmes. Ils attendent aussi la justice fiscale.
Ma question est donc simple :
A l’aune de l’élection présidentielle, allez-vous laisser le parlement décider du budget de la France pour 2027 ?
Ou compter-vous procéder à de nouveaux coups de force ? 49.3, ordonnances, secondes délibérations.
L’an dernier, déjà, le débat a été faussé.
Sur quelle majorité, sur quelle légitimité, vous appuyez-vous pour le refuser à nouveau ?
Refus de taxer les détenteurs d’un patrimoine de plus de 100 millions, à hauteur de 2%. 16 milliards d’estimations de recettes ! Refus de toucher aux 211 milliards de cadeaux aux entreprises.
Refus de toucher aux 5,8 milliards de bénéfices de Total en pleine guerre au Moyen-Orient.
Le choix du groupe communiste & Kanaky sera celui de la justice sociale et fiscale.
Une procédure d’urgence : 84 milliards de recettes pour les services publics.
« La richesse ne vaut rien si elle ne sert pas à rendre la vie meilleure »