Derrière cette violence se cache une entreprise française, Capgemini. Depuis novembre, l’entreprise a décroché 365 millions de dollars pour organiser cette chasse à l’homme. Plus elle localise de migrants, plus elle gagne. L’argent n’a peut-être pas d’odeur, mais il commence à avoir le goût du sang.
Cette police de la terreur s’invite désormais sur le sol européen, aux jeux Olympiques d’hiver.
La France peut-elle accepter qu’une entreprise française participe à la traque et au meurtre d’innocents ? Allez-vous rester silencieux devant la présence de la milice de Trump sur le sol européen ?
M. Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’industrie . - Nous avons tous été choqués - et j’associe à ma réponse le ministre des affaires étrangères - par les images de cet homme abattu au sol. Les valeurs républicaines françaises ne nous permettent pas de l’accepter.
Nous savons effectivement qu’un contrat lie une filiale de Capgemini à l’ICE, mais il ne nous a pas été communiqué, s’agissant de questions de sécurité nationale américaine. Il est intégralement régi par le droit américain et opéré par une filiale étanche du groupe Capgemini.
Néanmoins, nous considérons qu’une entreprise de dimension mondiale, implantée en France, ne peut se soustraire à sa responsabilité éthique et sociale dans le choix de ses partenaires. Roland Lescure l’a rappelé au PDG de Capgemini ce matin : les valeurs d’humanisme et de respect de la dignité humaine qu’elle revendique doivent se traduire dans ses engagements.
Le Gouvernement appelle Capgemini à faire toute la clarté sur ses activités avec les autorités de sécurité américaines et à réinterroger le champ de ses activités dans ce domaine.
M. Ian Brossat. - Je prends note de vos propos et partage vos mots. Nous ne pouvons être la patrie des droits de l’homme et accepter qu’une entreprise française participe aux exactions du président américain. La voix de la France doit s’exprimer fortement, y compris auprès de Capgemini.