Ce durcissement du blocus contrevient au droit international et à l’exercice le plus élémentaire des droits humains.
L’économie cubaine est paralysée, et la population s’approche d’une crise humanitaire majeure en subissant 20 heures de coupures d’électricité par jour, comme le soulignait dès le 4 février le secrétaire général de l’ONU.
Récemment encore, répondant au président Stéphane Peu, le Premier ministre qualifiait le blocus américain contre Cuba d’illégal. Il disait également que la France a toujours été auprès du peuple cubain.
Cela tombe bien puisqu’aujourd’hui le peuple cubain, déterminé et digne, a besoin plus que jamais, non seulement, de mots justes mais aussi d’actes concrets immédiats qui lui permettront de faire face à la sauvagerie de l’impérialisme américain qui engendre un état d’urgence énergétique.
Le 16 février dernier, le Ministre espagnol Albares s’est engagé à envoyer une aide alimentaire et sanitaire à Cuba. De nombreux pays dont le Mexique, la Colombie, le Chili, la Chine, le Vietnam ont le courage de passer outre les diktats de Trump et apportent une aide à ce pays meurtri.
Nous aussi, nous pouvons choisir de ne pas être les vassaux des Etats-Unis.
D’autant que la France, membre permanent du conseil de sécurité, et désormais puissance caribéenne après son entrée dans la Communauté des Caraïbes, ne peut détourner le regard d’un pays voisin dont l’intégrité et le peuple sont ainsi agressés.
Monsieur le Ministre, la France prendra-t-elle l’initiative d’un soutien humanitaire et énergétique à Cuba, notamment par l’envoi d’équipements photovoltaïques, et en mobilisant le groupe EDF pour fournir du matériel énergétique nécessaire à la rénovation des centrales thermiques ?
Dans l’immédiat, que compte faire la France pour affréter un pétrolier pour pallier aux besoins les plus urgents ?