Interrogeons-nous : que s’est-il donc passé qui permette de dire que « tout va dans le bon sens « ? car le texte n’a pas évolué d’une virgule.
Le Président de la République prétend avoir obtenu « une clause de sauvegarde pour les filières fragiles ». Mais cette fameuse « clause de sauvegarde » du reste bien difficile à activer, est inscrite dans le traité depuis les discussions de… 2019 !
En vérité, cette volte-face inquiète et interroge.
En outre, la fragmentation du texte en deux volets, l’un commercial et l’autre de coopération est un artifice juridique qui permet d’éviter de faire approuver le dit texte par les parlements nationaux !
Avant la décision définitive du Conseil Européen des 18 et 19 décembre prochain il est possible de statuer pour obtenir une remise en cause de cette procédure !
Entendez vous agir dans ce sens et, plus prosaïquement je vous demande quelles dispositions vous entendez prendre pour que le texte vienne en débat au parlement ?
Il ne faudrait pas que ces déclarations préparent une capitulation en rase campagne !
Ce pacte consisterait alors en l’acceptation par la France du traité MERCOSUR en échange de la promesse du gouvernement allemand d’acheter des armes européennes, -notamment Françaises- dans le cadre du réarmement du continent. On sacrifiera ici les paysans et la santé des citoyens-consommateurs en échange du renforcement du complexe militaro-industriel européen.
Il faut obtenir que la présidente de la Commission européenne annule son voyage en Amérique du Sud prévu le 20 décembre pour signer ce forfait contre le monde agricole, la vie rurale, l’industrie et la santé.
Ce sont ces traités de libre échange et leurs conséquences qui écrasent notre agriculture !