Une rentrée scolaire sous le signe de la déstabilisation

Question d'actualité au Gouvernement

Publié le 13 mai 2026 à 16:22

Monsieur le ministre de l’Education nationale, chaque année, la carte scolaire et les suppressions de postes annoncées provoquent une véritable irruption dans nos départements.

Chez nous, nous avons célébré le 50e anniversaire de la naissance du premier RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal).

C’est la preuve de l’attachement des collectivités à l’école et la preuve aussi de leur capacité à s’adapter.

Mais désormais les restructurations annoncées viennent également déstabiliser ces RPI dans lesquels nos collectivités ont énormément investi.

Souvent d’ailleurs la situation devient intenable.

Vous avez annoncé une approche nouvelle de l’élaboration de la carte scolaire, ce qui constitue une première reconnaissance de l’émotion que suscite chaque année l’annonce des suppressions.

Il reste que pour envisager cette démarche partenariale, les collectivités ont besoin de connaître les axes essentiels et précis des objectifs que le gouvernement assigne à l’école et à l’instruction publique.

En effet, la démarche que vous suggérez ne peut pas être, monsieur le ministre,

Je vous fais l’offre de la méthode et vous décidez vous-même le suicide.

Si votre objectif demeure de permettre à tous les enfants, quelles que soient leurs origines familiales, sociales, ethniques, d’accéder aux meilleures conditions de développement de leur savoir, alors pourrez s’engager des marges de manœuvre pour mettre en perspective les évolutions nécessaires.

Je vous demande, Monsieur le Ministre, si vous y êtes totalement disposé.

Mais permettez-moi de vous dire que nous sommes déjà dans des situations très inégalitaires et le risque est de laisser aux familles la responsabilité de définir elles-mêmes les écoles où elles scolariseront leurs enfants.

Nous aurions alors une école des riches et une école des pauvres.

C’est vraiment d’une autre ambition dont nous avons besoin.

GérardLahellec

Sénateur des Côtes-d'Armor
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Mais permettez-moi de vous dire que nous sommes déjà dans des situations très inégalitaires et le risque est de laisser aux familles la responsabilité de définir elles-mêmes les écoles où elles scolariseront leurs enfants.

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