Faire des bureaux de poste de plein exercice un lieu central de redéploiement des services publics de proximité

Question orale au Gouvernement

Publié le 8 janvier 2026 à 15:06

Au 30 septembre 2025, la France comptait 17 224 points de contact postal, dont seulement un tiers sont des bureaux de poste de plein exercice.

Depuis plusieurs années, de nombreuses fermetures ou réductions d’horaires ont touché des bureaux essentiels pour la vie quotidienne, notamment dans les zones rurales, périurbaines et urbaines populaires, qui sont toutes les trois présentes en Seine-et-Marne.

Bien que le volume de courrier ait chuté de 18 à 6 milliards d’envois, cette réduction ne prend pas en compte l’importance sociale et territoriale de La Poste, qui reste un service public avec un rôle d’aménagement du territoire, inscrit dans la loi.

Or, le fonds de péréquation, destiné à financer cette mission, n’a pas évolué depuis 2019, avec une dotation maximale annuelle de 174 millions d’euros, bien en deçà des besoins réels estimés à 322 millions d’euros.

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit même une réduction du fonds à 122 millions d’euros, ce qui affecte directement la capacité à agir des commissions départementales de présence postale, et donc le pouvoir de décision des élus locaux les composant.

Monsieur le Ministre, quelles mesures comptez-vous prendre pour garantir le maintien des 17 000 points de contact, avec un nombre suffisant de bureaux de poste de plein exercice, et revaloriser le fonds de péréquation à la hauteur des besoins ?

Engagerez-vous une réflexion avec les acteurs locaux pour faire des bureaux de poste de plein exercice un lieu central de redéploiement des services publics de proximité ?

Enfin, envisagez-vous une initiative législative pour accorder à tous les maires un droit d’opposition lors de la transformation d’un bureau de poste en agence postale ou en relais chez un commerçant ?

Plutôt que de voir disparaitre les service publics, d’autres choix sont possibles, notamment celui de s’appuyer sur le maillage des bureaux de poste pour en faire des lieux de services publics de proximité, dotés de professionnels, pour garantir, par un accompagnement humain, l’accès aux droits, sans transfert de charges sur les communes.

Le nouveau contrat de présence postale, attendu pour fin 2026, doit être celui d’un nouvel élan pour le service public et non celui d’un énième recul.

MarianneMargaté

Sénatrice de Seine-et-Marne
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