Quelques semaines plus tard, une autre librairie La Tête Ailleurs, dans le 11e arrondissement, qui était prise pour cible. Plus récemment, la librairie La Petite Égypte subissait à son tour des dégradations.
Et ce qui se passe à Paris se produit partout en France : à Lille, Nantes, Lyon, Marseille, Périgueux, les attaques se multiplient.
Depuis le mois de mai, au moins huit librairies ont été vandalisées en France.
La multiplication de ce genre d’attaques n’a rien d’anodin.
Elles visent des lieux pour ce qu’ils sont : des espaces de liberté, de débat et de pluralisme.
Elles sont visées pour leurs choix éditoriaux, pour les rencontres qu’elles organisent, pour avoir simplement exercé un droit fondamental : celui de penser, de débattre, de lire.
Une peur s’installe aujourd’hui chez les libraires. Certains hésitent à porter plainte. D’autres renoncent à exposer certains ouvrages ou à organiser des débats, par crainte de représailles.
Et au moment même où ces librairies sont attaquées, la droite parisienne, avec votre aval politique, Madame la ministre, supprimait le mois dernier les 482 000 euros de subventions aux librairies indépendantes ...
Dans le même temps, la Région Île-de-France retirait un projet d’accessibilité porté par Violette & Co, pourtant arrivé en tête d’un appel à projets, au seul motif de ses choix éditoriaux.
Ce choix, d’affaiblir les librairies indépendantes interroge à tous points de vue.
Ma question est donc simple : quelles mesures concrètes le gouvernement entend-il prendre pour protéger les librairies indépendantes face aux campagnes d’intimidation, pour garantir leur
sécurité, et pour rétablir un soutien à la hauteur des menaces qu’elles subissent aujourd’hui ?
Je vous remercie.