Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste

Les courriers officiels

L’engagement de ces Femmes et de ces Hommes nous prouve qu’il ne faut jamais perdre l’espoir

Hommage à la résistance dans le Pays de Pontivy -

Par / 5 juillet 2016

Lorsque Dominique Le Morzadec m’a contacté au sujet de l’association Grog et de son initiative d’une marche de mémoire collective, j’ai tout de suite adhéré au projet et confirmer ma présence. Je partage complètement la citation donnée lors de nos échanges : « un Peuple qui oublie son passé, se condamne à le revivre ».
C’est si vrai et je tiens tout d’abord à témoigner ma gratitude envers tous les partenaires de cette journée, institutionnels, associatifs, entreprises et bénévoles de me permettre de m’adresser à vous aujourd’hui et de participer avec vous à ce si bel évènement. Un grand merci et toutes mes félicitations pour ce projet innovant promouvant la découverte de l’histoire sur les lieux-mêmes où se sont déroulés ces deux mois de lutte de la résistance dans l’ouest de Pontivy.
Les commémorations de la libération de notre territoire sont le témoignage de l’attachement de nos concitoyens à l’histoire et à la mémoire de notre pays. Elles sont l’occasion de rendre un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes venus écrire sur notre sol, une page de l’histoire de la Bretagne, de la France et de l’Europe.
Face à vous et en ces lieux historiques, je mesure surtout aujourd’hui plus qu’hier, combien le passé est source d’enseignements pour notre présent et notre avenir. Nous sommes sur les pas du Capitaine Henri Déplante, de ses hommes et des maquisards de Langoëlan, et c’est à la lumière de leur courage et de leur esprit de sacrifice, que nous saurons avancer avec confiance. C’est un héritage unique que tous ces combattants de l’ombre de ce secteur situé à l’ouest de Pontivy, nous ont légué, dont nous devons nous montrer dignes.
Cette journée, nous permet d’évoquer l’esprit qui a conduit l’action résistante, l’esprit qui a porté les fondements de notre démocratie.
Dans les événements sombres de notre Histoire, quand notre pays connut l’envahissement, le joug de l’occupation, l’humiliation de la défaite, résister fut l’expression d’une volonté, celle de défendre des droits imprescriptibles de la Déclaration des Droits de l’Homme.
Ces maquisards dont nous évoquons le souvenir aujourd’hui avaient choisi la rébellion, la résistance. Animés d’une volonté implacable de poursuivre le combat, ils refusèrent avec force l’asservissement et la résignation. Ils étaient convaincus de la nécessité de combattre pour la libération. Ils ont mené cette lutte au prix de leur vie, jusqu’au bout avec une conviction totale.
Maquisards, combattants de l’ombre, membres des réseaux clandestins, tous ont mené le même combat, avec courage et ardeur. Tous, y compris les plus jeunes, ont fait preuve d’une détermination sans faille, persuadés de la légitimité de leur engagement au service de la liberté, de la dignité.
Les combats dans ce secteur, et plus particulièrement ceux de de Kergoët en Langoëlan, illustrent la volonté héroïque, presque surhumaine de ces résistants qui dans les heures les plus dures, n’ont pas cessé de croire en l’espoir de la victoire et d’un monde meilleur.
Car il leur a fallu être animé d’un esprit fort trempé d’humanisme et de certitude pour s’engager dans ces combats, pour retrouver sa liberté perdue, parfois au péril de sa vie.
Face à la maison des maquisards de kergoët en Langoëlan, un drame pour la Liberté s’est joué ici autour de cette ferme paisible. Le 1er juillet 1944, l’horreur des représailles de l’armée nazie s’est exprimée dans toute sa tragédie. 3 maquisards et un civil, le fermier M Le Padellec ont été sacrifiés, sans compter la dizaine d’habitants des communes voisines, Mellionnec et Lescouët-Gouarec qui ont perdu la vie lors des combats comme François Quintric et ses frères d’arme.
Ce projet mené autour de ces sites, transporte toute la densité du message que nous ont laissé ces hommes et ces femmes, qui se sont dressés durant cette guerre pour refuser la soumission et préserver nos libertés. Nous sommes réellement sur leurs pas, eux qui marchaient dans la nuit pour récupérer les armes nécessaires à leur combat.
Ils furent des bâtisseurs de paix et des semeurs d’idées de générosité, de fraternité et de justice. 4oo Hommes originaires de tous les pays du monde sont venus en Bretagne pour chasser le nazisme. Certains sont morts. A nous de faire grandir leur héritage afin que l’histoire ne se répète pas.
En effet, l’esprit qui a animé la Résistance vaut encore aujourd’hui. La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et la haine demeure intacte. Il y a des combats nécessaires et l’actualité nous incite à les mener quotidiennement avec vigilance. Le récit de l’Histoire nous rappelle au devoir d’unité et de rassemblement sur l’essentiel, sur nos valeurs de justice et de tolérance.
L’esprit de la Résistance c’est aussi la confiance dans l’avenir. Nous vivons, grâce à nos aînés, libres et en paix.
Jeunes d’aujourd’hui, c’est un message d’espoir qui vous est légué. Malgré les doutes, les difficultés, il faut toujours croire en l’avenir. Cet avenir, c’est celui que vous construirez à votre tour. La liberté, l’égalité, la fraternité ne sont pas qu’une simple inscription vieillie au fronton de nos édifices, elles représentent des valeurs qui se recomposent.
Jeunes qui nous écoutez, sachez que la Résistance, c’est-à-dire la volonté de dire non à l’inacceptable, est un impératif auquel nul ne doit se dérober.
Nous qui sommes présents aujourd’hui, sommes tous convaincus de la nécessité de nourrir notre mémoire collective. Mais demain, ce sera à vous de reprendre le flambeau, d’entretenir cette mémoire. Nous vous faisons confiance car l’avenir, c’est vous.

Cette journée nous démontre, si nous en avions besoin, comme le disait Jules Verne : « Que rien de grand n’est possible sans une espérance exagérée ».
Je vous remercie pour votre attention.

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Aujourd’hui, nous plongeons dans le grand bain de l’Histoire à l’initiative de l’association GROG du nom de la base constituée par le Capitaine Henri Déplante en juin 1944 en Centre-Bretagne.
Bravo à tous les membres de l’association qui nous permettent de revivre le quotidien des résistants de ce secteur de l’Ouest de Pontivy durant un week-end entier.
Cette base a permis à 6 000 résistants d’accéder à des armes grâce à des hommes et des femmes qui ne se déplaçaient qu’à pied. Cette base servait aussi à récupérer les parachutistes fuyant les Côtes du Nord et armer une à une les compagnies de FTP et FFI.
Si l’effroyable tragédie engendrée par le nazisme et le fascisme démontre que l’homme peut retomber au niveau de la bête, l’engagement de ces hommes et de ces femmes en faveur de la liberté nous prouve également qu’il ne faut jamais perdre l’espoir.
Ces résistants, ces combattants de l’ombre n’ont jamais cessé de lutter pour leur vie, pour la dignité et pour un monde libre. Ils ont œuvré pas à pas à la libération du Centre-Bretagne et de toute la Région.
Celui ou celle qui aide son prochain à ne pas subir les dégradations voulues par un régime totalitaire, qui lui redonne de l’espérance, c’est déjà une victoire remportée sur l’ennemi.
Venus des horizons les plus diverses ou des communes alentours, rapprochés par la volonté de ne pas plier sous le joug nazi et l’humiliation de l’occupation, les résistants du secteur de Pontivy étaient unis par leur solidarité et leur soif de liberté.
Du plus profond de leur âme et de leurs convictions, les résistants de Séglien et de toute la région de Guéméné sur Scorff rêvaient et luttaient pour un monde pacifique, de justice et de fraternité.
Nous avons aujourd’hui du mal à penser que sur ces terres s’est déroulée une bataille de deux mois durant lesquels l’équipement et le matériel nécessaires à la résistance a permis de se libérer.
Imaginez, 86 avions larguant plus de 2 000 containers. C’est incroyable, même si la véracité des témoignages et la qualité des reconstitutions présentées aujourd’hui nous permettent de soulever un peu le voile sur cet engagement sans faille en faveur de la liberté.
Je profite de cette occasion pour saluer les reconstitutions proposées, témoins de la dureté de cette vie clandestine et de combat au service de notre Nation. Sur ce parcours, on ressent l’âpreté du quotidien et surtout le danger permanent vécus par ces combattants épris de résistance. Car il leur a fallu être animé d’un esprit fort trempé d’humanisme et de certitude pour s’engager dans ces combats, pour retrouver sa liberté perdue, parfois au péril de sa vie.
Le régime nazi avait mis notre pays à genoux et infligé au monde entier d’immenses souffrances et des dégâts considérables. En France, plus de 100 000 personnes furent déportées ou fusillées pour fait de Résistance, près de 600 000 de nos concitoyens meurent, 6 millions de Polonais, 26 millions de Soviétiques, 55 millions au total.
Quand à juste titre, nous célébrons aujourd’hui cette victoire de la résistance, nous ne devrions jamais oublier ce qu’entraîna l’application de la pensée exprimée par le nazisme. Nous ne devrions jamais oublier non plus ce dont nous sommes redevables à ceux qui sont morts, à ceux qui ont été blessés, emprisonnés et à ceux internés dans les camps de la mort pendant des années. Si nous voulons que leur combat, leur engagement, leur souffrance et leur mort n’aient pas été inutiles, nous devons absolument empêcher le retour de telles abominations.
Aujourd’hui, devant vous, face à cette reconstitution et cette marche dans les pas des hommes du capitaine Déplante, j’ai une pensée émue pour tous ces résistants, ces combattants dont de nombreux morbihannais du secteur de Séglien et de Pontivy ou Guémené sur Scorff, sans oublier Langoëlan et la maison des maquisards.
Grâce aux forces françaises libres et aux combattants de la résistance, notre pays appartenait au camp des vainqueurs. Par leur volonté héroïque de dire non, les Résistants ont effacé la débâcle de mai 1940 et ont permis à la France de retrouver sa place parmi les grandes nations.
Face à la barbarie, il leur a fallu de l’ingéniosité, de la clairvoyance, de la lucidité et une implication totale pour lutter contre l’occupant. Tous les actes, petits comme grands, accomplis par ces soldats de l’ombre ont été indispensables.
C’est précisément parce que cette seconde guerre mondiale avait été une lutte à mort entre des systèmes politiques et non pas entre des nations que la réconciliation avec nos voisins allemands, anglais, italien au sein de l’Europe, fut possible. Cette Europe de la paix et de la liberté, unie par la seule volonté des nations qui la composent, demeure une garantie précieuse contre la répétition d’un tel désastre.
Paul Eluard a écrit à propos de tous ces héros ordinaires, de toutes ces âmes meurtries par les humiliations que « si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons ».
Cette matinée déjà passée et le reste de ce week-end nous démontre si besoin, que c’est à nous de construire tous ensemble ce monde plus fraternel et plus humain dont nous rêvons tous. Partageons la confiance et l’espérance de la résistance car l’avenir, c’est vous, c’est nous, et tous ceux à venir.
Je vous remercie pour votre attention

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