Nous exprimons notre solidarité avec le juge Balthazar Garzon et les victimes du franquisme

Balthazar Garzon, juge de l’Audience nationale espagnole, connu notamment pour avoir traduit en justice Pinochet, est aujourd’hui mis au banc des accusés par une plainte de groupuscules d’extrême-droite, dont la Phalange, plainte relayée par des juges, pour avoir décidé d’enquêter sur les crimes de la dictature franquiste (150 000 espagnols fusillés et 30 000 enfants volés pendant et après la guerre d’Espagne 1936-1939).

Ces crimes contre l’humanité, imprescriptibles au sens du droit international, ne sont pas reconnus par la loi espagnole, qui a instauré l’amnistie en 1977, à l’époque de la Transition.

Comme les milliers de personnes qui se sont rassemblées samedi dans toute l’Espagne, nous nous élevons contre ce qui apparaît comme une volonté d’effacer les crimes de cette période noire.

Nous exprimons notre solidarité avec le juge Balthazar Garzon et les victimes du franquisme, en mémoire du combat qui fut celui des Brigades Internationales, combat mené par les anti-franquistes comme Julian Grimau, fusillé le 20 avril 1963. Et nous assurons les démocrates espagnols de notre soutien.

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