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La France doit porter une parole de solidarité et de paix

Assassinats politiques en Colombie et combats à la frontière avec le Venezuela -

Par / 3 mai 2021

Question écrite n° 22686

M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation en Colombie.

L’Institut d’études pour le développement et la paix (Indepaz) recense 75 assassinats politiques depuis le début de l’année, près d’un millier depuis les accords de paix de La Havane conclus en 2016 entre le président colombien d’alors et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Face aux mobilisations sociales s’opposant aux mesures Gouvernementales de hausse des prix de l’essence, d’installation de nouveaux péages, de gel des salaires dans le secteur public jusqu’en 2026, de remise en cause des programmes sociaux, le pouvoir colombien en place entretient un climat de violence. Presque chaque jour, des leaders sociaux, des syndicalistes, des ex-guérilleros ayant déposé les armes, des défenseurs des droits humains, des porte-parole de communautés indigènes sont abattus en raison de leur engagement local au service de leur communauté, pour la défense de leur territoire, la restitution de leurs terres usurpées, leur demande de justice historique et sociale ou leur fidélité aux « accords de paix ». De plus en plus de Colombiens s’élèvent contre cette situation.

Cet état de fait s’ajoute aux combats dans le sud-ouest du Venezuela, à la frontière avec la Colombie, entre l’armée vénézuélienne et des groupes armés colombiens. De nombreux morts sont à déplorer. Il est à noter que le Venezuela et la Colombie n’ont plus de relations diplomatiques.

Il lui demande s’il ne serait pas souhaitable que la France manifeste d’une part sa solidarité avec les démocrates colombiens qui se mobilisent contre les assassinats politiques et d’autre part se prononce en faveur de toutes les initiatives utiles pour la paix entre la Colombie et le Venezuela.

Réponse de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères

Publiée le : 22/07/2021, page 4603

Texte de la réponse :

La France est préoccupée par la situation sécuritaire en Colombie. La recrudescence des violences, et notamment les assassinats de défenseurs des droits de l’Homme, de leaders sociaux ou de communautés indigènes et afro-descendantes, sont principalement le fait de groupes armés illégaux, qui ont accru leurs activités dans certaines régions libérées par la guérilla des FARC à la suite de l’accord de paix avec le gouvernement colombien de 2016. Cet accord de paix, que la France a soutenu depuis ses débuts, est un progrès majeur pour atteindre une paix durable en Colombie. Cependant, sa mise en œuvre est encore loin d’être achevée. La sécurité des leaders sociaux et des anciens combattants, la participation politique de la population, la présence des services publics dans les zones reculées, la substitution volontaire des cultures illicites et l’accès plus équitable à la terre restent des enjeux à traiter. La France plaide, aussi bien devant le Conseil de sécurité des Nations unies que dans son dialogue avec les autorités colombiennes, pour une application intégrale de l’accord de paix. Notre soutien est également de nature financière, via la participation de l’Agence française de développement (AFD) et l’appui à des projets locaux dans les zones les plus affectées par le conflit. Le mouvement social que traverse actuellement la Colombie, qu’il convient de distinguer des problématiques sécuritaires liées à la situation post-conflit, est également une source de préoccupation. La France souscrit à la déclaration du Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, M. Josep Borrell, qui a appelé, dès le 6 mai, à la désescalade et à l’arrêt des violences. Notre ambassadrice en Colombie, Mme Michèle Ramis, s’est également exprimée pour défendre le droit à manifester pacifiquement et souhaiter qu’une réponse politique soit apportée à ce malaise social par le dialogue entre les parties prenantes. La visite de travail de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme, début juin, a représenté un pas vers l’apaisement. Par ailleurs, la France a toute confiance en la capacité des institutions judiciaires colombiennes pour enquêter et juger les responsables d’abus et de violences injustifiées.

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