Budget et fiscalité

"Les territoires en paieront le prix"

En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.
Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent (…)

L’illégitimité politique de ce budget, voilà la réalité !

L’histoire est remplie de lois parfaitement légales mais profondément injustes, de textes adoptés selon les normes mais rejetés par le peuple, de budgets imposés dans les règles, mais payés très cher dans la société. C’est cette tension entre le légal et le légitime qui se cristallise aujourd’hui.
Le Parlement ne peut pas ignorer les manquements constitutionnels et organiques qui ont (…)

Les sénateurs du groupe CRCE-K déposent une motion soulevant le caractère anticonstitutionnel du PLF 2026

Le jeudi 29 janvier au matin, le Sénat examine en nouvelle lecture le budget issu de l’utilisation du 49-3 par le gouvernement.
Cela doit être bien rappelé : le projet de loi de finances pour 2026 n’a pas été voté par les députés. Aussi, les sénateurs du groupe CRCE-K ont déposé une motion soulevant le caractère anticonstitutionnel d’un texte illégitime sur le plan démocratique. Les (…)

Échec de la CMP : un gouvernement battu qui piège le Parlement pour se maintenir

L’échec rapide et prévisible de la commission mixte paritaire réunie ce matin entérine celui de la prétendue « méthode Lecornu Présentée comme une sortie de crise, elle n’aura été en réalité qu’une manœuvre visant à masquer l’isolement politique du gouvernement et à tenter de sauver un exécutif et un Président de la République durablement battus dans le pays comme au Parlement.
Le (…)

Et demain, peut-être une loi spéciale ?

Le 27 novembre dernier, le Sénat entamait la discussion sur le budget 2026. Le groupe Communiste & Kanaky proposait de rejeter ce texte et de tout reprendre à zéro. Pourquoi ?
Et bien parce que nous craignions que tout soit mis en œuvre pour imposer un budget d’inégalités, minoritaire dans la population et disqualifié pour rassembler les Français. Une version gouvernementale nous (…)

Comment l’État a capitulé face aux marchés financiers

Le premier poste de dépenses de l’État, ce sont les remboursements et dégrèvements, qui atteindront 145 milliards d’euros en 2026.
L’État consacre ses ressources à compenser des impôts qu’il a décidé de ne plus percevoir, quelle révélation !
Il y aurait trop d’impôt ? Il y a surtout trop de dégrèvements.
On peut évoquer la suppression de la taxe d’habitation, qui a conduit à une TVA (…)

"Nous voterons évidemment contre !"

Depuis la dissolution de 2024, les gouvernements nous demandent de faire preuve de responsabilité. Toutes les catégories de Français doivent participer à l’effort, nous dit-on. Mais vous vous asseyez sur ces beaux principes : alors que 12 milliards d’euros de recettes supplémentaires étaient prévus, 13 milliards se sont envolés ! Elles portaient sur les entreprises, les multipropriétaires et (…)

Le groupe CRCE-K vote contre la partie recettes du budget

Poursuivant la ligne Attal–Barnier–Bayrou–Lecornu, la droite majoritaire au Sénat engage le pays dans un budget d’endettement et d’appauvrissement.
À l’occasion de l’examen de la première partie du Projet de loi de finances, le groupe CRCE-K alerte sur les choix politiques de la majorité sénatoriale de droite, qui aggravent encore les orientations austéritaires portées successivement par (…)

Un PLF de va-t’en guerre

Après 38 jours de débats à l’Assemblée nationale et un rejet unanime, le PLF arrive au Sénat. Alors que nous attendions un PLF paré des ornements de l’Assemblée nationale, il nous arrive dans son état d’origine, tel qu’élaboré il y a plusieurs mois par un Premier ministre désavoué depuis. Ce PLF dépouillé va priver les Français de services publics et amputer leur budget.
Derrière ce déficit (…)

Un budget à l’image de l’agonie du macronisme

Jeudi dernier, dans mon département du Val-de-Marne, j’organisais avec mon collègue et camarade député Nicolas Sansu un Atelier législatif sur le budget. Dans la Salle ? Des chauffeurs Uber, des livreurs Deliveroo, inquiets sur le seuil de TVA.
Des salariés de Sanofi Maisons Alfort. L’usine est cédée à un groupe allemand, et avec elle, notre souveraineté sanitaire. Pourtant, Sanofi reste (…)

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par Pascal Savoldelli L’illégitimité politique de ce budget, voilà la réalité ! En savoir plus
par Marianne Margaté Explication de vote sur le budget 2026 En savoir plus

À la une

"Allez-vous rester silencieux devant la présence de la milice de Trump sur le sol européen ?"

Le week-end dernier, Alex Jeffrey Pretti, 37 ans, infirmier, a été abattu par la police de l’immigration américaine, l’ICE. Quelques jours plus tôt, Renee Nicole Good était exécutée, juste après avoir déposé ses enfants à l’école. Surarmés et cagoulés, les agents de l’ICE sèment la terreur. La semaine dernière, Liam Ramos, 5 ans, était arrêté devant ses camarades. C’est cela, l’Amérique de (…)

Aide à mourir : le rendez-vous manqué du Sénat

par Silvana Silvani

Le groupe CRCE-K était favorable à l’aide à mourir au départ. Le texte de la commission nous semblait timide. Nous pensions que si la version des députés semblait difficilement acceptable, une majorité pouvait néanmoins se dégager sur la proposition de notre collègue centriste M. Henno d’ouvrir une assistance au suicide.
La reconnaissance du suicide assisté permettait de répondre aux (…)

"Les territoires en paieront le prix"

par Marianne Margaté

En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.
Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent (…)