Economie

Don’t Drill. Don’t Drill. Don’t Drill.

Mon premier discours à cette tribune, il y a huit ans, portait sur la loi Hulot. Total recherchait depuis six ans du pétrole en Guyane, sans succès ; nous avions donc voté la fin de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures en France. Il serait déraisonnable de revenir dessus.
Je n’oppose pas les territoires hexagonaux et les territoires ultramarins. Nous vivons dans une humanité (…)

Toujours un temps de retard sur les retards de paiement

Nous vivons un moment économique préoccupant : les défaillances d’entreprises se multiplient, mais cette hécatombe n’est pas le fruit du hasard ; c’est le résultat d’un modèle économique brutal où certains acteurs, parmi les plus forts, bâtissent leur trésorerie sur le dos des plus vulnérables.
Les retards de paiement deviennent une sorte de financement imposé.
Le mécanisme est connu : (…)

"Le Gouvernement entend-il enfin agir pour empêcher que des entreprises quittent notre territoire ?"

Le 2 octobre dernier, la direction d’Arlanxeo annonçait la fermeture de son site de Lillebonne, en Seine-Maritime, entraînant la suppression de 165 emplois directs dans un bassin industriel déjà fragilisé.
Les représentants du personnel et les organisations syndicales ont signé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) au terme de négociations particulièrement difficiles. Je salue leur (…)

Nationalisation d’ArcelorMittal

J’informe, ce jour, le Président du Sénat, de l’inscription de la proposition de loi visant à la nationalisation d’ArcelorMittal dans le cadre de notre espace réservé le 25 février 2026. Celle-ci a été adoptée par l’Assemblée nationale le 27 novembre dernier.
Dès le 30 octobre dernier, mon groupe a inscrit la nationalisation d’ArcelorMittal dans son espace réservé. Nous renouvelons donc (…)

Le service public n’est pas une ligne comptable

Nous aurons trois heures pour débattre d’un budget de 3,6 milliards d’euros, qui masque une baisse de moyens pour les chambres de commerce - moins 230 millions d’euros -, pour les chambres d’artisanat - moins 56 millions d’euros -, pour les maisons France Services, pourtant vendues comme un remède miracle, et enfin pour La Poste, qui subit coup de rabot après coup de rabot.
Nous ne pouvons (…)

"En sacrifiant la logique industrielle sur l’autel de la baisse du coût du travail, on organise notre désindustrialisation"

Souveraineté, réindustrialisation et transition écologique sont dans toutes les bouches, mais dans les ateliers, les fonderies et les usines, les salariés voient les chaînes s’arrêter et les sites fermer.
En vingt ans, nous avons perdu 114 000 emplois dans l’automobile, et on anticipe 80 000 suppressions supplémentaires d’ici à 2030. La production nationale est au plus bas depuis 1962. (…)

Mercosur : un traité qui va dans le mauvais sens

Concernant le traité de libre-échange Union européenne-Mercosur, le Président de la République a déclaré à la fin de la réunion du conseil européen du mois dernier, je le cite :« tout va dans le bon sens » ajoutant même : « on attend la finalisation ». (fin de citation).
Interrogeons-nous : que s’est-il donc passé qui permette de dire que « tout va dans le bon sens « ? car le texte n’a pas (…)

"Pas de réindustrialisation sans reprise en main publique"

Cette proposition de loi part d’un constat simple, brutal : depuis vingt ans, ArcelorMittal a transformé notre acier national en un actif financier au service de ses actionnaires. Elle est le fruit d’un travail collectif, avec les salariés qui produisent encore l’acier dans notre pays, et avec mes collègues des groupes de gauche qui ont cosigné le texte.
Notre acier, notre savoir-faire, nos (…)

"La nationalisation n’est pas un retour en arrière, mais une réponse adaptée aux défis du XXIe siècle"

La sidérurgie mondiale est en crise : la production dépasse la demande du fait des subventions massives de Pékin et la politique protectionniste de Trump restreint les débouchés.
Pendant que d’autres planifient et protègent, la France choisit la passivité. ArcelorMittal joue avec notre outil industriel comme on déplace des pions sur un échiquier. Présidents et ministres se succèdent, (…)

La gestion des déchets demande aussi de la justice sociale

Chaque Français produit en moyenne huit fois son poids en déchets chaque année - soit 615 kg. En quarante ans, la quantité de déchets a doublé. Et entre 2000 et 2022, les dépenses de collecte et de traitement de ces déchets sont passées de 9,4 milliards à 21,6 milliards d’euros.
La collecte et le traitement des ordures ménagères sont un service public indispensable ; c’est particulièrement (…)

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par Fabien Gay Don't Drill. Don't Drill. Don't Drill. En savoir plus
par Gérard Lahellec G Lahellec Mercosur En savoir plus

À la une

"Allez-vous rester silencieux devant la présence de la milice de Trump sur le sol européen ?"

Le week-end dernier, Alex Jeffrey Pretti, 37 ans, infirmier, a été abattu par la police de l’immigration américaine, l’ICE. Quelques jours plus tôt, Renee Nicole Good était exécutée, juste après avoir déposé ses enfants à l’école. Surarmés et cagoulés, les agents de l’ICE sèment la terreur. La semaine dernière, Liam Ramos, 5 ans, était arrêté devant ses camarades. C’est cela, l’Amérique de (…)

Aide à mourir : le rendez-vous manqué du Sénat

par Silvana Silvani

Le groupe CRCE-K était favorable à l’aide à mourir au départ. Le texte de la commission nous semblait timide. Nous pensions que si la version des députés semblait difficilement acceptable, une majorité pouvait néanmoins se dégager sur la proposition de notre collègue centriste M. Henno d’ouvrir une assistance au suicide.
La reconnaissance du suicide assisté permettait de répondre aux (…)

"Les territoires en paieront le prix"

par Marianne Margaté

En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.
Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent (…)