Logement

Pour les 25 ans de la loi SRU : un anniversaire attaqué !

La possibilité pour toute personne de disposer d’un logement décent est, je cite, “un objectif de valeur constitutionnelle découlant des dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution de 1946”.
C’est ce qu’on peut lire dans l’exposé des motifs de cette proposition de loi, dont l’anagramme “CHOC” pourrait laisser supposer un grand chamboulement pour endiguer la crise du logement. (…)

2 159 enfants à la rue, c’est 2 159 de trop !

L’UNICEF, la Fédération des acteurs de la solidarité et le Collectif des Associations pour le Logement présentaient ce mercredi 1er octobre au Sénat leur baromètre annuel sur les enfants à la rue. Elles recensaient 2 159 enfants à la rue pour la rentrée scolaire 2025. L’an dernier, 855 personnes étaient déjà mortes à la rue dont 31 enfants, sans réaction du gouvernement.
Les parlementaires (…)

Le contournement des règles d’urbanisme ne règlera pas la crise du logement

Parce que notre pays compte plus de 4 millions de mal-logés, 350 000 personnes sans logement, 2,8 millions de demandeurs de logement social en attente, la crise du logement mérite d’être à notre ordre du jour.
S’y ajoutent de 4 à 5 millions de passoires thermiques : la crise touche 12 millions de personnes.
Les aides à la pierre ont disparu en dix ans ; la réduction de loyer de solidarité (…)

Pour la mise en place d’un service public de la rénovation thermique participant à une planification écologique et démocratique

Question écrite n° 05099
Mme Marianne Margaté attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur la suspension du dispositif MaPrimRenov’. Les Français veulent rénover leurs logements. Ils le prouvent en sollicitant beaucoup plus de financements de MaPrimRenov’ auprès de l’Agence nationale de l’habitat (…)

Quand l’État respectera-t-il la loi ?

Selon l’enquête Pauvreté monétaire, privation et difficultés financières de l’Insee, 15 % de la population se situe sous le seuil de pauvreté. Avec l’inflation, le nombre de familles qui peinent à finir le mois va encore augmenter.
Hier soir, le Président de la République a parlé pendant trois heures, mais il n’a rien dit sur la pauvreté ni sur la crise du logement qui touche pourtant douze (…)

Une proposition de loi pour encadrer le prix du foncier

La crise aigüe du logement fragilise plus de 12 millions de personnes. Cette situation atteint son paroxysme en Île-de-France où 1,3 million de personnes sont mal logées.
Selon la Fondation pour le logement des défavorisés, l’Île-de-France concentre 33 % des habitants en bidonvilles, près de 34 % des demandes de logements sociaux, 41 % des expulsions locatives effectives, 64 % des recours (…)

"Réarmer la politique du logement"

Il y a 4 ans, ici même, j’interrogeais le Gouvernement sur la question douloureuse des expulsions locatives. A l’époque, les mesures de confinement avaient permis le prolongement de la trêve hivernale.
Mais puisque l’épidémie de COVID est passée, l’épidémie de misère a repris le dessus et continuer de toucher de plus en plus de ménages plongés dans la précarité et pour lesquels le logement (…)

Pour mettre fin aux expulsions, il y a des solutions !

Chaque année, à l’approche du 31 mars et de la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives, des familles vivent dans la peur de se retrouver mises à la rue sans solution de relogement.
Leur nombre a augmenté de 150% ces dernières années, avec la hausse de la pauvreté et le durcissement de la répression. Pourtant, des solutions existent, comme celles portées par les (…)

"Il est nécessaire de soutenir la bataille de la rénovation énergétique pour lutter contre le changement climatique"

La transition écologique comporte plusieurs échéances importantes ; la première est 2030, avec une division par deux de nos émissions de CO2, pour remplir l’objectif européen Fit for 55. La semaine dernière, nous avons débattu du ZAN, indispensable pour limiter les îlots de chaleur notamment.
Le secteur du bâtiment est responsable de 25 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Il est (…)

L’encadrement des loyers jusqu’en outre-mer

S’il y a bien un facteur qui rend la vie chère, c’est le coût du droit au logement, particulièrement outre-mer. Dans certaines parties des outre-mer, les niveaux des loyers sont aussi élevés qu’à Bordeaux, Lyon ou Marseille, alors que les logements sont souvent vétustes.
L’accès au logement des populations les plus précaires est ainsi très difficile. Selon l’Insee, La Réunion et la (…)

Dernières vidéos

Groupe CRCE-K Le droit au logement : à quel prix ? En savoir plus
par Marianne Margaté Nouvelle tentative de saccage de la loi SRU En savoir plus

À la une

"Allez-vous rester silencieux devant la présence de la milice de Trump sur le sol européen ?"

Le week-end dernier, Alex Jeffrey Pretti, 37 ans, infirmier, a été abattu par la police de l’immigration américaine, l’ICE. Quelques jours plus tôt, Renee Nicole Good était exécutée, juste après avoir déposé ses enfants à l’école. Surarmés et cagoulés, les agents de l’ICE sèment la terreur. La semaine dernière, Liam Ramos, 5 ans, était arrêté devant ses camarades. C’est cela, l’Amérique de (…)

Aide à mourir : le rendez-vous manqué du Sénat

par Silvana Silvani

Le groupe CRCE-K était favorable à l’aide à mourir au départ. Le texte de la commission nous semblait timide. Nous pensions que si la version des députés semblait difficilement acceptable, une majorité pouvait néanmoins se dégager sur la proposition de notre collègue centriste M. Henno d’ouvrir une assistance au suicide.
La reconnaissance du suicide assisté permettait de répondre aux (…)

"Les territoires en paieront le prix"

par Marianne Margaté

En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.
Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent (…)